Illustration de Luc Tesson

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Desk Russie publie un texte de fiction, un récit d’anticipation qui imagine un Poutine condamné à mort par ses propres subordonnés, après avoir subi une défaite totale en Ukraine. L’auteur se met dans la peau du tyran rédigeant sa lettre d’adieu, à la veille de son exécution. Une plongée en profondeur dans la psychologie de celui qui a longtemps tenu en laisse son entourage et son peuple.

Il ne reste plus grand-chose de moi. Il ne restera bientôt plus rien du tout. Je n’ai plus de palais, plus de pouvoir, ni de courtisans, ni même d’argent. J’ai été l’un des hommes les plus riches au monde, on m’a craint, couvert de louanges, reçu en grandes pompes dans toutes les capitales de l’univers connu, et me voilà réduit, depuis un an déjà, à tourner en rond dans cette cellule de deux mètres sur trois pauvrement chauffée et faiblement éclairée. Tous ceux qui ne m’ont pas encore oublié attendent ma fin, demain matin, avec gourmandise. Sur les cinq continents, il se trouvera des âmes pour fêter mon exécution. Des millions de Russes glapiront d’allégresse à cette annonce de l’agence Tass : « Vladimir Vladimirovitch Poutine est mort. » Ma pendaison sera filmée, mais les images resteront confidentielles, m’a-t-on annoncé hier soir. Je ne me fais guère d’illusions : elle fuitera à coup sûr sur les réseaux sociaux et l’on regardera mon corps asphyxié se raidir, mon visage tourner au violet, les yeux exorbités, la langue pendante. Je serai grotesque pour l’éternité.

Ceux qui ont organisé ma condamnation sont ceux que j’ai promus. Ils me doivent tout. Fonctionnaires incapables dont j’ai fait des princes, bandits dont j’ai fait des ministres, comploteurs de seconde zone que j’ai élevés au rang de maîtres de la Russie : voilà mes juges et mes procureurs. Je les connais tous. Ils se courbaient en entrant dans mon bureau. Redoutant mes jugements, ils faisaient semblant de me chérir, m’obéissaient au doigt et à l’œil. Quand je fronçais les sourcils, ils tremblaient. J’étais le bienfaiteur des malfaiteurs, le maître des tricheurs, le garde du corps des âmes damnées — et leur prédateur, si d’aventure ils contrevenaient à ma volonté. Je les appelais par leurs prénoms, je connaissais leur médiocrité dans les moindres détails, car c’était elle qui me faisait les hisser dans la hiérarchie. « Diriger, c’est s’entourer de gens meilleurs que soi », dit-on. Pour ma part, je m’environnais de gens presque aussi mauvais que moi. Car, dans la malice et la vilénie, je les supplantais tous. Maintenant, leur heure de gloire est venue. Les voilà libérés de ma présence. Sans doute certains craignent-ils qu’in extremis, je ne m’évade cette nuit et que je me venge d’eux. Quand bien même je le pourrais, je n’en aurais même pas envie. Je suis las de mon mal comme du leur. Je n’ai plus aucune latitude d’action politique, mais il me reste le droit au dégoût, un droit imprescriptible, et j’entends en user jusqu’à ma dernière seconde ici-bas.

J’ai été arrêté il y a un an jour pour jour. Dès l’instant où l’on m’a menotté, j’ai su que je serais condamné à la peine capitale. Mon procès a été médiatisé comme aucun autre depuis Nuremberg, à la différence que ce dernier a servi à l’édification de la civilisation européenne, tandis que le mien n’a rien amélioré à son sort. Car, pour mener à bien leur entreprise de purification, mes juges auraient dû accabler le FSB dans son intégralité et toute la pyramide du pouvoir que j’ai mise en place : les politiciens véreux, les parrains qu’ils protègent, les voleurs et les tueurs de toutes obédiences, ce monceau sans fin d’esprits toxiques et monstrueusement égoïstes qui a grouillé à mes pieds vingt ans durant. Or, ils vont s’en sortir indemnes — certains avec des honneurs encore grandis du simple fait de m’avoir trahi à temps. Valets devenus bourreaux ! Bourreaux devenus procureurs ! Potentats à la petite semaine qui me mangeaient dans la main et la dévorent désormais ! Chiens assis sur le trône du tigre !

Le plus amusant est qu’ils n’ont même pas été capables de dresser la liste de tous mes méfaits. La plupart se sont contentés de me reprocher la guerre en Ukraine, oubliant soigneusement celles de Tchétchénie, de Syrie, de Géorgie, du Donbass, mes assassinats, mes vols, mes mensonges, mon incompétence, ma lâcheté. Ils sont soigneusement évité de citer mes innombrables affaires, ô combien louches, où ils trempaient eux-mêmes. Souvent, dans le box des accusés, j’ai eu envie de me lever et de leur lancer : « Je suis bien pire que vous n’imaginez ! Vous êtes bien trop nuls pour comprendre le mal que j’incarne ! Bien trop lâches et veules pour mener jusqu’au bout cette mission que vous dites morale, et qui ne consiste en réalité qu’à vous acquitter vous-mêmes ! » Je suis resté assis, silencieux. Déformation professionnelle. Le KGB vous apprend d’abord et avant tout à vous taire. On prend le pli. La présente lettre constitue la première et dernière affirmation de mon être. Tout le reste, mes interviews et mes discours, n’était que vent, hiver, nuit, ricanements et illusions.

Si les photographies de de moi sont notoirement inexpressives, si mon regard a été vide et fixe, mes traits immobiles et mon petit corps rigide tout au long de ma carrière, c’est que l’on m’a très tôt appris à être un bon agent, c’est-à-dire à n’être personne. Feindre ne suffit pas pour devenir un maître-espion. Afin de n’être jamais détecté, il convient de se faire fantôme, une enveloppe vide, un miroir sans tain. Je me suis exercé à ne pas être. Pour ne rien montrer de mes émotions, je n’en ai plus éprouvé. Pour rester indétectable sur les radars de la sensibilité humaine, j’ai garroté mon intériorité. Elle n’y a pas survécu. Je ne suis aucune âme en particulier. Il n’y a pas de Vladimir Poutine. Je suis le masque du néant.

Les démonologues et les exorcistes affirment que le démon est impersonnel. Il conserve ses pouvoirs d’ange, mais sa férocité est sans « je ». Quand il parle à la première personne, c’est par l’effet d’une tromperie suprême. Pour être soi-même, il faut conserver un lien avec le Bien : le démon est une coquille vide, une volonté sans cœur, un hurlement sans fond. Il en souffre atrocement, sa solitude est infinie et il se venge sur les humains. Je connais cette souffrance, j’ai incarné cette vengeance. Elles seules peuvent expliquer ma trajectoire, née dans un escalier de Saint-Pétersbourg, dans le regard d’un rat.

J’ai déjà raconté cette anecdote, elle a été amplement commentée. Enfant, je rentrais chez mes parents. Dans l’escalier de mon misérable immeuble, un rat a croisé ma route. Un rat des villes soviétique : affamé et vorace, suffisamment gros pour attaquer un enfant. Je montais les marches, il les descendait. Nos regards se sont croisés. Nous nous sommes terrifiés réciproquement. Nous sommes restés paralysés, face-à-face, nos poils hérissés. Je me souviens parfaitement de ses yeux injectés de sang, braqués sur les miens comme le projecteur d’un mirador, et je n’ai pas oublié le battement douloureux de ma peur dans ma poitrine. Jusqu’à cet instant, j’avais été un enfant banal : fragile, timide, hésitant en tout, emprisonné dans la tristesse, l’ennui et la visqueuse brutalité de la vie soviétique. J’aurais pu devenir un homme tout aussi banal, un fonctionnaire sans intérêt, pas plus abject qu’un autre, voire meilleur que certains. J’aurais pu, qui sait, faire un peu de bien, me montrer parfois serviable par charité, lire des livres intéressants, aimer une femme et des enfants. Pourquoi pas ? Je ne suis pas né méchant. Mais, ce jour-là, à cette heure-là, il y a eu ce rat, cette rencontre, ce duel figé avec la sauvagerie carnassière. L’angoisse m’a envahi tout entier, elle a pris possession de moi et a tout changé. Le rat était effrayé par moi, je l’étais par lui : nous étions chacun le miroir de l’autre. Et, croyez-le ou non, je suis devenu lui.

Un prêtre a dit un jour : « Le diable passe d’une personne à l’autre comme la puce saute d’un chien à un autre. » Ainsi le démon a-t-il sauté du rat à l’enfant dans cet escalier. Du reste, une telle chose n’est pas impossible : les croyants pensent que certains êtres maléfiques se glissent dans les corps d’animaux dans le but de mordre les braves gens. Je ne crois pas à l’existence de Satan, mais je constate qu’il a cru en moi. L’Histoire lui a donné raison. Je ne crois pas non plus en Dieu, mais je sais être superstitieux, comme tous les voyous. En réalité, pour tout vous dire, je crois aux rats. Avez-vous déjà entendu parler d’Alexandre Zinoviev ? Un dissident de l’ère Brejnev, logicien universitaire de haut rang, romancier de génie et qui a fini fou à lier. Il considérait que la pente naturelle de la société humaine est de se métamorphoser lentement en une meute de rats, et que rien ne pourra l’en empêcher. S’il a raison, je suis un précurseur. Après avoir été le rat des tsars, j’ai été le tsar des rats.

J’étais un freluquet. Ce rat m’a rendu sournois et offensif. J’ai pris des cours de judo pour apprendre à faire mal à qui me faisait mal. Dans l’atmosphère des dojos, j’ai côtoyé les hommes de main du crime. Je les ai admirés. Comme il est moins risqué de prétendre combattre les délits que d’y participer ouvertement, je suis entré au KGB. J’en ai grimpé les échelons tel le rongeur qui se fraie un chemin parmi les ordures, grappillant tout ce qu’il peut, fuyant la lumière, se glissant dans les failles de la vie, frénétique et inquiet, inlassablement aux aguets, charognard au milieu de sa bande, infatigablement servile.

J’ai été le gardien du monde communiste : j’ai fouillé les appartements des dissidents, surveillé les allées et venues des innocents, interrogé les justes sous des lampes blafardes, menacé les doux de détruire leurs familles, harcelé les faibles à les en faire trembler, pleurer et trahir leurs idéaux. J’ai obéi au plus petit ordre émanant de mes supérieurs comme à un commandement céleste, j’ai félicité les chefs les plus vils, offert mille petits cadeaux aux officiers qui ne valaient rien, loué les fausses vertus des vrais vicieux. J’ai alourdi la pesanteur soviétique et assombri ses impasses. J’ai aggravé tout ce que je pouvais, car c’est ainsi que la fortune vient aux rats. Larcin après larcin, j’ai gagné mes galons d’individu glacial, vain et efficace. On ne m’aimait pas. Toutefois, on appréciait ma discipline. J’en profitais pour accumuler en secret des myriades de pourboires indus. J’engrangeais un trésor au fond de ma tanière. Chez moi, le légal et l’illégal ont toujours marché main dans la main. J’étais l’enfant doué de la nullité totalitaire, né de l’accouplement sordide des forces de l’ordre et du racket.

Quand le communisme a disparu, je me suis transformé en rat moderne de la fausse démocratie et de l’affairisme. Je courais dans le port de Saint-Pétersbourg et mes dents étaient de plus en plus longues. Enfin, j’ai été nommé animal de compagnie d’Eltsine, l’ivrogne qui a transvasé la Russie de la fosse tyrannique dans l’abîme anarchique. L’ivrogne a titubé et j’ai pris sa place. Je n’ai pas eu besoin de talent pour cela. Il m’a suffi d’être le bon rat au bon endroit et au bon moment.

Quand j’en suis devenu le bourreau, le peuple russe sortait de plus de 80 ans de torture ininterrompue. Il était mûr pour être achevé. De la masse désespérée et désespérante des Soviétiques, j’ai fait un troupeau plus passif encore, mais beaucoup plus agressif, arrogant, nombriliste jusqu’au suicide, d’un pessimisme qui aurait épouvanté Dostoïevski. Le léninisme avait gelé leurs cœurs, je les leur ai arrachés. J’ai conçu une Russie sans amour ni beauté, sans talent ni empathie : un continent de victimes et de psychopathes, où l’espérance de vie d’un saint est réduite à zéro. Alcool, drogues, désirs vulgaires, plaisirs stupides, incapacité à créer, volonté de se prendre sa revanche sans même savoir sur quoi, addiction maladive à la télévision, aux talk-shows où éructent des sous-prophètes pérorant sur la décadence occidentale : voilà dans quel bois pourri j’ai sculpté mes sujets. Je les ai gavés de désinformation à mon unique gloire, fait croire qu’ils étaient la nation des nations, les sauveurs de l’authentique, les enfants d’un Christ doloriste et apocalyptique. J’ai transformé les rats vieillissants et apathiques du communisme en rats hystériques et cyniques. Des aveugles de Brejnev, j’ai fait des illuminés. Avec le matériau avarié de la Russie mourante, j’ai inventé une Russie zombie : je les ai longuement formés pour une guerre aveugle et je l’ai déclenchée, les lançant sur l’Ukraine. Attaque ! Viole, détruis, déporte et hurle de rire, ivre mort, juché sur les tas de cadavres ! Sers-toi, pille comme je t’ai pillé, humilie comme je t’ai humilié ! Sois méchant et tire ta fierté des larmes des Ukrainiens, des Baltes, des Polonais, de quiconque te toise du haut de sa culture ! Montre que Zinoviev avait raison : démontre scientifiquement la supériorité d’homo rattus sur homo sapiens ! Ils ont déferlé tels un raz-de-marée, objectif Kiev ! Et ma stratégie a échoué. J’avais oublié un détail : les Ukrainiens aiment la liberté.

Je ne me suis jamais intéressé à la liberté parce que je ne l’ai jamais expérimentée. Elle m’est aussi étrangère qu’une langue indéchiffrable. Entré au KGB à l’âge où l’on prend son indépendance, je n’ai rien connu de la fantaisie échevelée de la jeunesse. Je n’ai pas la moindre idée de ce qu’est un choix sans contraintes. J’ai toujours été mû par les obligations, le devoir, le remplissage de formulaires et l’abolition de la liberté d’autrui : accomplir des missions inutiles, prendre des mesures macabres, courber l’échine, parler à voix basse et punir les insolents. Ma destinée est un bagne où j’enferme mes contemporains. J’ai toujours cru qu’il y a ceux qui se prostituent et ceux qui les corrompent — j’appartenais aux deux catégories.

Et voilà que Zelensky m’a crié : « Tu ne passeras pas ! », et que l’Occident s’est mis en tête de le défendre. Je n’avais pas prévu ces étranges phénomènes aux antipodes de ma mentalité : l’opposition, la résistance à l’oppression, le combat fier et joyeux de ceux qui ne veulent pas être enchaînés. J’ai été stupéfait que l’on résiste à ma rage.

Dès les premiers jours de mon opération militaire spéciale, tandis que mes chars s’enlisaient dans la désorganisation et accumulaient les reculades, j’ai deviné que je courais à la catastrophe. Alors, faute de victoire possible, j’ai adopté mon plan B : détruire pour détruire, assassiner par principe, raser les villes par caprice. J’ai embrassé à pleine bouche le vieux nihilisme russe, celui de Netchaïev et Bakounine, les amants maudits qui rêvaient de réduire la réalité en ruines, d’incendier la matière et l’esprit, de liquider le verbe être et de ne pas laisser pierre sur pierre sur la Terre. J’ai frappé, frappé, frappé, non dans l’idée de vaincre l’Ukraine, mais de terrasser la vie. J’ai dit à mes rats : « Soit l’Ukraine disparaîtra, soit le monde sera réduit en cendres. » Mes rats ont apprécié à sa juste valeur cette perspective. La Russie est kamikaze, et quel plus beau suicide que celui où l’on entraîne dans l’incendie tous les autres ? Depuis 1917, où passe la Russie, l’avenir trépasse.

Les Occidentaux ne comprennent pas le nihilisme. Ils y voient un genre de dandysme dépressif, incapable de nuire autrement qu’en paroles. Ils ne saisissent pas que la pensée nihiliste est le centre de gravité de la culture russe contemporaine et le moteur invincible de l’anarchie planétaire. Elle a tout infiltré, tout contaminé. Hautement contagieuse, elle s’insinue dans toutes les failles philosophiques de l’Occident. Nous autres, Russes, le Rien est notre vrai dieu ! L’orthodoxie n’en est que l’enveloppe d’or et d’encens. Notre indicible fantasme est l’extinction complète de ce que nous sommes et de ce que sont les autres, et tous les moyens seront bons pour y parvenir. Notre nihilisme a été intellectuel sous Nicolas II, idéologique sous Lénine, systémique sous Staline, immobile sous Brejnev, autocritique sous Gorbatchev, économique sous Eltsine. Il change d’aspect, mais reste égal à lui-même : un immense zéro qui encercle l’humanité et l’étrangle.

Sous moi, le nihilisme a atteint le stade de l’irréversible. Je m’en vais confiant, car, si mes calculs s’avèrent exacts, les germes de l’incohérence et de la panique que j’ai semés donneront de bons fruits, parfaitement infernaux : l’Occident ne croira plus en la démocratie, la liberté sera dénoncée comme un péché, les États-voyous seront plus nombreux que les nations dignes, la balance des guerres penchera du mauvais côté, et les rats mèneront la danse humaine jusqu’au ravin. Du moins, j’ose l’espérer. J’ai fait de mon mieux pour favoriser le pire et accélérer la décomposition. Et si d’aventure je n’y ai pas suffi, mes successeurs du FSB, ceux-là qui vont me pendre comme Beria a liquidé Iéjov, parachèveront mon travail. La Russie a pour mission la démission du Bien, et elle est formidablement douée pour cela.

En détention, j’ai lu les quelques livres que l’on voulait bien me prêter. Dans Russie, d’Antony Beevor, j’ai appris qu’un jour, Félix Dzerjinski, fondateur de la Tchéka, tristement soûl comme seul un chef bolchevique peut l’être, s’était précipité dans le bureau de Lénine et l’avait supplié : « Tuez-moi ! J’ai commis trop de crimes ! » Pauvre homme. Il n’était pas assez nihiliste pour ses fonctions. Malgré ses massacres sans bornes, il n’était qu’un prototype très imparfait de moi.

Bien sûr, je pourrais demander pardon, mais à quoi bon ? Si Dieu, en admettant qu’il existe, daignait me faire la grâce d’effacer mes indignités, je sais que, sur l’escalier qui mène au paradis, quelque chose se dressera sur les marches et me barrera la route, comme dans mon enfance. Le rat.

En espérant avoir infecté mon lecteur et lui avoir fait perdre le goût de résister à l’anéantissent russe, je ne lui dis pas adieu, mais adiable.

— Vladimir Vladimir Poutine

À lire également : Galia Ackerman et Stéphane Courtois (dir.), Le Livre noir de Vladimir Poutine, Paris, Perrin et Robert Laffont, 2022.

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