S’exposer à tous les dangers pour secourir les habitants qui n’ont pas quitté leur domicile alors qu’approche l’armée russe, c’est la manière dont on pourrait résumer le travail des secouristes qui opèrent sur les arrières immédiats du front, dans l’oblast de Donetsk. Parmi eux figurent les Anges blancs, une unité de police spécialisée dans l’évacuation des civils et des familles avec enfants. Insensés pour certains, héros pour la plupart, c’est à Sloviansk et Kramatorsk que notre correspondant les rencontre.
Dans l’oblast de Donetsk, l’étau se resserre de toute part. À l’Est, Siversk est tombée en décembre. Au Sud, depuis des mois, les troupes russes semblent décidées à raser Kostiantynivka plutôt qu’à la conquérir, ce qui laisse présager le pire. Au Nord, on se bat déjà dans la périphérie de Lyman. La plupart des habitants ont déjà quitté les lieux par leurs propres moyens. À Sloviansk et Kramatorsk, les deux dernières grandes villes de l’oblast que contrôle Kyïv, c’est encore possible. Des lignes de bus demeurent, quelques routes plus ou moins sûres permettent pour l’heure de rejoindre le reste de l’Ukraine libre ; mais si l’on s’approche encore du front, la situation diffère. Plus qu’ailleurs dans l’oblast, les drones FPV volent, les bombes tombent et l’artillerie frappe. Les transports en commun qui ont souvent continué de fonctionner au-delà de toute espérance ont fini par être suspendus. Pour les derniers habitants, qui ne disposent pas toujours d’une voiture, qui sont parfois blessés, âgés, handicapés, ou qui sont demeurés sur place avec leurs enfants, constater que l’on a atteint sa limite de tolérance au risque est une chose. Être en mesure de partir, sans être pris pour cible, c’en est une autre. C’est dans ces circonstances qu’interviennent les Anges blancs.
Nés dans l’urgence, validés par l’État
« One shot, one drone » ; et un fusil à pompe. L’écusson que Pavlo Diatchenko, le chargé de relations presse des Anges blancs de l’oblast, porte sur sa banane, résume bien les conditions de travail de son unité. En dépit de leur statut civil, explique Pavlo, 42 ans, que je rencontre en terrasse à Sloviansk, les policiers sont régulièrement pris pour cible par les pilotes de drones FPV ou par l’artillerie. Véhicules blindés, détecteurs et brouilleurs de drones, gilets pare-balles, casques lourds, trousses de secours militaires… et fusils à pompe chargés à la grenaille – le meilleur moyen d’abattre les drones FPV en dernier recours –, tel est le matériel qui constitue leur panoplie. En outre, précise notre hôte, un entraînement spécifique s’impose. « Nous utilisons des casques de réalité augmentée qui simulent différents scenarii d’attaques de drones, que vous devez tenter d’abattre », précise-t-il, avant de se figer un instant. « Quelqu’un a tiré. » Détendu en apparence, Pavlo reste sur ses gardes. Sloviansk et Kramatorsk sont aussi à portée des drones russes. En une fraction de seconde, il a détecté un bruit qui m’a échappé. Ses yeux se sont portés sur la porte du café, puis dans ma direction. Détection du danger, identification du refuge. Le réflexe en dit long.
« Le nom nous a été donné par les gens, par les enfants », reprend-il calmement. Tout a commencé début 2022, par la décision d’un groupe de policiers de se porter volontaires pour évacuer la population de Marïnka, une commune de la périphérie de la ville de Donetsk, alors située en première ligne. « On leur a donné une ambulance et une voiture blanches. Ils ont évacué un grand nombre de civils, des blessés et même des morts », se souvient-il, en enchaînant les cigarettes, non sans avoir poliment demandé la permission de fumer. Depuis, face à l’avancée incessante de l’armée russe dans l’oblast et aux risques croissants auxquels sont exposés civils et secouristes, le groupe de volontaires est devenu une unité officielle, dont les membres sont toujours recrutés « sur la base du volontariat » au sein des effectifs de la police. L’initiative a même été reproduite dans d’autres oblasts.
Évacuations et recherches sous les frappes russes
Ce tableau général esquissé, mon interlocuteur me suggère de poursuivre l’entretien à Kramatorsk où, précise-t-il, je pourrai rencontrer « un autre Ange blanc ». Je suis venu à pied. Pavlo propose de me conduire à ma voiture. Au moment de quitter le café, un cavalier surgit dans un galop moyennement maîtrisé, une branche à la main. Au volant d’un pick-up, un militaire klaxonne. Le cheval repart en trombe dans le sens inverse. Éclat de rire général. Ici, on se concentre sur l’essentiel. Quelques dizaines de minutes plus tard, je découvre que mon nouvel interlocuteur n’est autre que le chef des Anges blancs de l’oblast, le lieutenant-colonel Hennadiy Youdine. Poignée de main. L’homme retire de l’étui pectoral le téléphone avec lequel il m’a probablement filmé jusqu’alors. Sécurité oblige : l’armée russe est à une quinzaine de kilomètres.
Interrogé sur le nombre de personnes que les Anges blancs de l’oblast sont parvenus à évacuer depuis 2022, Hennadiy répond sans hésiter : « 19 561 personnes, dont 3 660 enfants. Et aussi les dépouilles de 262 personnes. Nous avons aussi réalisé 1 232 évacuations médicales dont celles de 4 enfants et de 19 soldats blessés, tous transportés ensuite vers des structures médicales1. » Les statistiques qui s’affichent sur son téléphone, précise-t-il, sont actualisées chaque semaine. En ce moment, précise Hennadiy d’une voix fatiguée, le travail des Anges blancs se concentre sur des communes des alentours de Sloviansk et Kramatorsk et sur certaines rues de ces deux villes. L’évacuation obligatoire des familles avec enfants y a été prononcée par l’administration militaire régionale ; ce qui signifie que la police nationale ukrainienne peut y procéder à l’évacuation forcée des mineurs, y compris sans leurs responsables légaux, dans le cas où ces derniers refuseraient de les accompagner. Dans ce genre de cas, qui demeurent rares, précise Hennadiy, les mineurs sont confiés à des services de la protection de l’enfance2.
À ce jour, 318 enfants demeureraient encore dans les zones soumises à l’évacuation obligatoire. Comme le rappelait le journal Ukrainska Pravda au mois de juin, celles-ci sont d’ailleurs toujours plus nombreuses. Pour les 22 hommes et femmes qui constituent l’effectif des Anges blancs de l’oblast, dont neuf ont déjà été blessés, la tâche est délicate ; d’autant que, dans certains cas, souligne Hennadiy, « les gens cachent leurs enfants » pour éviter qu’ils ne soient évacués. Entre drones tueurs et bombes planantes, les policiers doivent donc mener l’enquête. Dans d’autres cas, poursuit-il calmement, « les familles reviennent clandestinement chez elles après avoir été évacuées… » Cette dernière situation, précise-t-il, s’est encore produite le 30 juin à Droujkivka, une commune du Sud de Kramatorsk où pullulent les drones FPV… alors même qu’il avait fallu plusieurs semaines aux policiers pour retrouver la trace des deux derniers enfants de la ville.
Dialoguer avec l’absurde ? Ou comment convaincre les retardataires
Pourquoi, face à l’avancée d’un danger mortel, attendre le dernier moment pour quitter son domicile ? Pourquoi même retourner clandestinement dans ces lieux voués à la ruine ? De telles questions, celles et ceux qui ont un jour pris part au travail d’évacuation se les sont posées à diverses reprises, dans des circonstances plus ou moins teintées d’adrénaline – et, parfois, d’une pointe d’agacement. L’un des éléments de réponse réside dans le fait que le danger augmente presque aussi lentement que l’armée russe progresse. Dans l’oblast, depuis la contre-offensive ukrainienne de 2022, les troupes du Kremlin ont progressé de quelques dizaines de kilomètres tout au plus. Aussi les habitants ont-ils tout le temps de normaliser les risques, jusque dans des proportions extrêmes.
Et puis, des raisons, il y en a d’autres : pensions misérables de retraités dont le logement et le potager constituent la seule richesse ; refus de terminer sa vie dans un centre d’accueil inconnu ; propagande russe accusant les Anges blancs d’enlèvement d’enfants ou de trafic d’organes3 ; lassitude de l’exil, que certains ont déjà connu depuis la première guerre du Donbass ; espoir, teinté de déni, que la guerre s’arrêtera au seuil de son jardin ; position pro-russe ou indifférence politique doublée d’un certain manque de lucidité… Car se réveiller indemne ou en possession d’un logement habitable de l’autre côté du front demeure très improbable. Marïnka, Soledar, Bakhmout, Avdiïvka, Siversk, Kostiantynivka… Toutes ces villes dont les Anges blancs ont contribué à évacuer la population ont été dévastées. Aussi, indique Hennadiy, lorsque les mots ne suffisent pas, « on essaie de [convaincre les habitants] en leur montrant des vidéos. On leur montre que certaines personnes qui sont restées ont été blessées, voire tuées, pour leur faire comprendre […] qu’ils devraient évacuer, pour éviter que ça leur arrive. » La méthode est directe. Elle a le mérite d’éviter les malentendus.
Patience et reconnaissance
Dissiper le déni ou l’inconscience, a fortiori dans l’urgence, n’est pas chose facile. Ce n’est parfois qu’après un événement tragique, venu briser l’accoutumance, que les retardataires finissent par changer d’avis. « On a vécu cette situation à plusieurs reprises, explique Hennadiy, qui, lui-même, a dû évacuer sa belle-mère in extremis d’Avdiïvka, en janvier 2024. On arrive chez les gens, on tente de les convaincre et ils nous répondent “non”. Au cours de la nuit, leur maison est bombardée, quelqu’un est tué… Le jour d’après, ils nous rappellent pour nous dire “s’il-vous-plaît, évacuez-nous, ça n’a plus de sens de rester ici !” » Dans d’autres cas, c’est le schéma inverse qui se produit. Au mois de mars, se souvient Pavlo, son équipe reçoit une demande d’évacuation de la part de deux femmes âgées de Dobropillia, autre ville du Sud de Kramatorsk. « La situation était mauvaise. Il y avait trop de drones FPV dans la ville. On a dû se garer en périphérie et se rendre chez elles à pied », explique notre interlocuteur, qui précise avoir parcouru près de quatre kilomètres sur le qui-vive, en tentant d’avancer à couvert, rue après rue ; pour finalement rejoindre les deux habitantes… qui avaient changé d’avis. Un grand classique. Deux explosions retentissent. Nous commandons un autre café.
Si le travail des Anges blancs requiert, à bien des égards, des nerfs à toute épreuve, il a du moins l’avantage d’avoir du sens. Au cours de l’été 2023, se souvient Hennadiy, « nous avions une évacuation à Avdiïvka. Nous étions à la recherche d’un enfant. Des gens s’étaient réfugiés dans la cave d’un ATB [une enseigne de supermarché, NDLR]. Nous y avons trouvé cet enfant ; et aussi une femme qui tenait par la main une petite fille de trois ans. Elles n’étaient pas sur la liste. Elles s’étaient cachées sous un escalier : la famille avait fait un trou à cet endroit, pour qu’on ne les trouve pas, parce qu’ils savaient qu’on pourrait les rechercher. On a réussi à convaincre cette femme de partir […], on l’a confiée à des volontaires. Ils l’ont aidée à obtenir un passeport, de l’argent… Elle est partie [avec sa fille] pour Helsinki, en Finlande. » Fin janvier 2024, peu avant la prise de la ville par l’armée russe, indique l’officier, une bombe planante s’est écrasée sur le supermarché, que la mère et le frère de la jeune femme avaient refusé d’évacuer. Bilan estimé, en l’absence de possibilité de récupérer les corps : 18 morts environ. « Elle m’a appelé, pour me demander s’il existait un moyen de se renseigner sur le sort de son frère et de sa mère, poursuit Hennadiy. Je pense qu’ils ont été ensevelis sous les décombres. Voilà l’histoire. Elle nous a remerciés de l’avoir tirée de là. C’était une bonne chose […]. Je ne suis même pas sûr que les Russes aient déblayé les gravats. »
Des plaies sous la cuirasse
L’atmosphère de l’oblast, marquée par l’omniprésence de la mort, est éprouvante. La mort d’ailleurs, ce n’est pas seulement celle des inconnus, des enfants que l’on n’a pas pu secourir à temps ou des collègues. Les Anges blancs sont pour beaucoup originaires de l’oblast. Comme nombre d’habitants, ils portent aussi le deuil de leurs proches. Courant 2023, confie Pavlo, originaire de Kostiantynivka, l’ancien compagnon de sa mère est décédé. Cet homme, précise-t-il, d’une voix quelque peu fébrile, l’avait « élevé comme un fils ». Il était doté d’une excellente condition physique ; mais il « prenait les choses trop à cœur ». Le déclenchement de la guerre, indique Pavlo, l’a bouleversé ; et plus encore les bombardements, dont celui du marché de Kostiantynivka, en septembre 2023, où il tenait un commerce4. « On vivait à 200 mètres l’un de l’autre, se souvient le policier, mais je ne trouvais pas le temps d’aller le voir. Je rentrais de l’enfer. Pendant des mois, j’ai enchaîné les missions. Je rentrais chez moi épuisé, avec le sang de quelqu’un sur mes vêtements. Je lançais une machine, je me réveillais le matin et je repartais en mission. » Un jour enfin, Pavlo parvient à rendre visite à son beau-père ; pour le trouver inhabituellement fatigué. « Je n’ai pas vu le cancer arriver… Je m’en veux pour ça », explique-t-il sans emphase. Aujourd’hui, poursuit Pavlo, la tombe même de cet être cher lui est devenue inaccessible. Son beau-père repose à Kostiantynivka, c’est-à-dire sur la ligne de front.
Quant à Hennadiy, c’est en lui demandant si le fait d’être père de famille pourrait l’avoir motivé à rejoindre les Anges blancs que je réalise le poids qui pèse sur ses épaules. « Toute ma famille vient d’Avdiïvka, ma femme vient d’Avdiïvka. Notre fille aînée vit à Varsovie, en Pologne. Mon épouse […] vit dans la région de Kyïv. Moi je suis ici, à Kramatorsk », répond-il, soudainement crispé. Un sanglot lui échappe. « Difficile de parler… Notre autre fille, elle avait 13 ans… Son cœur n’a pas supporté… » À ce stade, cet homme de 49 ans, à la carrure solide et à la poigne décidée, ne parvient plus à retenir ses larmes. Il continue pourtant son récit, difficile à suivre, entrecoupé, pour expliquer qu’une nuit de 2022, son épouse et sa fille cadette ont vécu un terrible bombardement ; et qu’au matin, son enfant ne s’est pas réveillée. « C’est elle, ici », indique-t-il en montrant le tatouage qu’il porte à l’avant-bras.
Suite à cet événement, poursuit-il, en se reprenant, son épouse et lui décident d’adopter un enfant, suivent les formations requises et s’arment de patience. Jusqu’à ce jour de 2024, où l’administration d’une commune aujourd’hui située en zone occupée lui demande de procéder au retrait de son domicile d’une petite fille subissant des maltraitances. « Aujourd’hui, cette enfant fait partie de la famille […] », résume Hennadiy, qui explique que son épouse et lui-même en ont obtenu la garde en tant que famille d’accueil. « Elle avait un an moins trois jours. À présent, elle a déjà deux ans et onze mois. Elle grandit et a donné un sens à notre vie », indique-t-il enfin, en montrant la vidéo d’une fillette blonde en pleine forme, courant vers lui bras tendus5. Des sourires dans ce reportage, enfin.
Coordination tous azimuts
Heureusement, les Anges blancs ne sont pas seuls. Pour fournir aux policiers les informations nécessaires à leurs missions, tous les services publics, des unités de polices locales à l’administration régionale, se mobilisent. « Il y a aussi le service d’État des situations d’urgence [l’équivalent des pompiers, NDLR], les volontaires, l’administration militaire… Eux aussi ont des véhicules blindés, on coopère avec eux [sur le terrain]. Il y a beaucoup de monde impliqué », explique Pavlo, tandis que Hennadiy débute une longue liste d’associations dont les noms, singuliers, rappellent les conditions extrêmes dans lesquelles opèrent leurs volontaires : « Souffle d’espoir, la Patrouille des aumôniers, les Volontaires de Dieu… » Hennadiy comme Pavlo prennent d’ailleurs part aux évacuations et, à ce titre, ont été décorés à plusieurs reprises.
« Au début, se souvient Pavlo, les habitants appelaient tous les numéros [d’urgence] en panique ; et il nous arrivait de nous retrouver tous à la même adresse. Aujourd’hui, on travaille en étroite collaboration pour savoir qui se rend où. » De plus, ajoute Hennadiy « nous avons une ligne téléphonique directe sur laquelle les gens peuvent nous joindre […] et nous disposons d’une application : Kryla [ « Ailes », en ukrainien]. Si quelqu’un appelle sur la ligne, on reçoit une notification. L’application a été spécialement développée par des volontaires pour améliorer la coordination du processus d’évacuation. Toutes les organisations de volontaires y ont accès. On peut y voir le statut de la requête : traitée, en cours de traitement… »
Les Anges blancs, précise l’officier, se chargent systématiquement des directions les plus risquées et leurs collaborateurs sont parfois pris pour cible. Le 25 juin, à Droujkivka, les volontaires du projet « Route de la vie », porté par l’association de Kramatorsk Communauté de la Vieille Ville, ont été visés par un drone FPV ; en dépit de l’inscription « Évacuation », peinte en grandes lettres blanches sur fond noir, qui figurait sur leur véhicule. L’intention du pilote était claire : le drone s’est écrasé sur le pare-brise. Heureusement, celui-ci était en verre blindé. Les deux conducteurs et leurs passagers s’en sont tirés quasiment indemnes. Depuis le début de l’année, c’est la deuxième fois qu’un fourgon de l’association est touché par un drone, précise au téléphone Oleksii Kotchetov, l’un des volontaires qui prenaient part à la mission. Les Anges blancs, indique enfin Hennadiy, coopèrent également avec les soldats. Les zones les plus proches du front sont inaccessibles aux véhicules, même blindés. Si les habitants restants décident de quitter les lieux, ils doivent le faire à pied. Lorsque cela se produit, indique notre interlocuteur, les militaires tentent d’avertir son service, afin que les infortunés puissent être récupérés à distance plus raisonnable du front – s’ils survivent au voyage.
Antoine Laurent est journaliste indépendant. Contributeur du bimensuel suisse Echo Magazine, du média italien Osservatorio Balcani e Caucaso Transeuropa et d’autres titres de façon plus ponctuelle (Le Courrier de Genève, Linkiesta…).
Notes
- Ces chiffres datent du 28/06/2026.
- Cette procédure est encadrée par la loi. Pour en savoir plus, voir par exemple Ukrainska Pravda et Babel (ici et ici).
- Au sujet de cette propagande, véhiculée par des médias russes sur des réseaux sociaux (chaînes Telegram par exemple) ou à la radio, voir par exemple l’article du média ukrainien Vtchasno ou les fiches du site EUvsDisinfo (ici et ici).
- En Ukraine, les marchés sont souvent installés pour partie dans des infrastructures pérennes.
- Le lieutenant-colonel Youdine s’est confié plus longuement sur cette aventure dans les colonnes du Kramatorsk Post.


