Russie : l’Union sacrée introuvable

L’historienne Françoise Thom rappelle que le thème de l’Union sacrée a déjà été exploité dans l’histoire russe. Aujourd’hui, l’appel des propagandistes du régime à une union sacrée contre l’Occident fonctionne mal, car la Russie est l’agresseur et non l’agressé. La mythologie slavophile qui a élaboré l’idée d’un complot de l’Europe « dégénérée » contre la Russie gardienne des « valeurs traditionnelles » ne mobilise pas les masses.

L’autocratie russe a toujours été consciente de sa fragilité sous-jacente qui tient à la perception qu’ont les Russes du pouvoir, perception remontant au XIVe siècle, quand les princes moscovites se faisaient les percepteurs du khan mongol et étendaient leur domination en collaborant avec l’envahisseur. Le pouvoir est alors vécu comme une force d’occupation extérieure contre laquelle on ne peut rien mais dont il faut se protéger autant que possible. Loin de s’effacer avec les siècles, ce sentiment s’est enraciné chez les Russes avec l’extension du servage durant la période des premiers Romanov. D’affreuses jacqueries rappelaient périodiquement la profondeur du fossé qui séparait le peuple asservi et les élites parlant français. Avec la tyrannie prédatrice des bolcheviks cette perception est revenue en force.

Au XIXe siècle, les idéologues de la monarchie russe ont cru trouver le remède à cette dangereuse aliénation du peuple à l’égard de ses dirigeants. Un mythe prend forme progressivement, selon lequel dans les moments d’urgence nationale, tel le Temps des troubles [période de l’histoire russe qui s’étend de 1598 à l’avènement, en février 1613, de Michel Romanov, marquée par une guerre polono-russe] ou la guerre contre Napoléon en 1812, le peuple russe se rassemble et fait bloc, seigneurs et serfs, nobles et roturiers, prêtres et laïcs, pour repousser l’envahisseur et sauver la patrie. Parallèlement à l’invention de la « russité » qui a lieu à la même époque, on a celle de la Guerre patriotique qui efface les différences de classe et de condition et soude le peuple autour de l’autocratie. Le culte de la guerre de 1812 est aussi perçu comme un moyen de concilier avec le régime autocratique le nationalisme moderne qui est en train de percer en Russie. Les slavophiles ont accueilli la guerre de Crimée (1853-1856) avec enthousiasme car ils espéraient qu’elle permettrait au peuple russe de fusionner dans une union sacrée au nom de la libération des chrétiens d’Orient1.

Au moment de l’insurrection polonaise de 1863, lorsqu’un conflit avec l’Europe solidaire des Polonais semble imminent, le journaliste Mikhaïl Katkov, auparavant occidentaliste libéral, grand lecteur de Tocqueville, se transforme en ultra-patriote préconisant l’écrasement de la Pologne. L’Europe est alors présentée comme un monolithe uni dans sa volonté de détruire la puissance russe. À en croire le slavophile Iouri Samarine, « La Pologne est un coin pointu enfoncé par la latinité au cœur du monde slave pour le faire voler en éclats.2 » Katkov voit le bon côté des choses : grâce à la crise polonaise on assiste à la renaissance du peuple russe, le sentiment patriotique s’est emparé de toutes les classes de la société : « Toute la Russie reconnaît que la guerre est indispensable. » Et le slavophile Ivan Aksakov se demande rhétoriquement : « Sommes-nous différents de ce que nous étions en 1812 ? » Katkov lui fait écho : « Un nouveau 1812 serait une victoire définitive pour nous.3 » Ce n’est pas le gouvernement tsariste qui réprime la rébellion polonaise, c’est le peuple russe qui défend sa terre, explique-t-il : « L’existence même de la Russie est en jeu. » Katkov célèbre avec enthousiasme l’union sacrée devant l’ennemi polonais. Car selon lui, l’abîme existant entre la société et le gouvernement en Russie fait le jeu des ennemis intérieurs de la Russie et empêche l’État de lutter contre ces ennemis. Un lien direct doit exister entre la société et l’autocrate : ce lien c’est à la presse de le créer. Aksakov est du même avis : la «réaction unanime » des Russes a rappelé aux « fins politiciens pétersbourgeois » isolés dans leurs salons « l’existence du peuple russe tout entier »4. Aux yeux d’Aksakov, la guerre est ce qui rendra possible le retour de la vieille Russie en la débarrassant des scories d’européanisation accumulées depuis Pierre le Grand. La guerre est pour les slavophiles un moyen de russifier le pouvoir impérial.

Le mythe de l’union sacrée pendant la Grande Guerre patriotique, celle de 1941-1945 cette fois, a été ranimé sous Brejnev, au moment où la plupart des Soviétiques ont cessé de croire à l’imminence de l’avènement du paradis socialiste. Le culte de la Grande Guerre patriotique va se substituer au dogme marxiste de plus en plus mis en sourdine dans la propagande. Les responsables du PCUS se rendent compte de l’aliénation grandissante des masses et essaient de combler le fossé entre le cercle dirigeant et la population soviétique de plus en plus démobilisée et cynique.

Pour la même raison, le mythe de la Grande Guerre patriotique a refait irruption sous le poutinisme tardif, à partir du moment où l’économie russe commence à stagner. Le régime s’inquiète de la désaffection grandissante des Russes et attise de toutes ses forces le sentiment obsidional jamais vraiment éteint dans ce pays. En 2012, Poutine a construit toute sa campagne électorale sur le thème « L’ennemi est à nos portes ». L’annexion de la Crimée, qui provoque une vague d’extase chauvin à laquelle peu de Russes ont le cran de s’opposer, encourage Poutine à recommencer, cette fois avec pour but de subjuguer l’Ukraine rebelle. Mais il sera déçu. Certes, l’« opération militaire spéciale » ne suscite guère d’opposition ouverte, mais l’enthousiasme de 2014 n’est pas au rendez-vous. Mise à part la frange des « turbo-patriotes » qui représente environ 15 % de l’électorat, les Russes ont beau exprimer leur approbation dans les sondages, reprendre docilement les thèses officielles (le danger représenté par « les nazis de Kiev », la présence de l’OTAN aux frontières russes), on sent qu’au fond l’inquiétude domine. La consommation d’anxiolytiques et de somnifères monte en flèche. Jusqu’en septembre 2022, on essaie de vivre comme avant, dans le déni, comme s’il n’y avait pas de guerre.

Mais Poutine n’est pas homme à se résigner à un demi-échec. À partir du 21 septembre, il décide de mettre tout le pays sur le pied de guerre en décrétant une mobilisation prétendument partielle, en réalité indéfinie. Il se voit déjà en généralissime, chaussant les bottes de Staline. La propagande reçoit l’ordre de lancer le slogan de « la guerre du peuple tout entier ». Kirienko, le directeur adjoint de l’administration présidentielle, formule la nouvelle ligne : « La Russie a toujours gagné ses guerres à condition que celles-ci fussent menées par le peuple tout entier. Il en a toujours été ainsi. Nous allons gagner cette guerre : la guerre « chaude », la guerre économique et la guerre psychologique et informationnelle qui est menée contre nous. Mais pour cela il faut que chacun s’implique dans la guerre. » En même temps le thème d’une guerre menée contre « l’Occident collectif » prend de l’ampleur. On insuffle aux Russes l’idée que leur survie en tant qu’État et civilisation dépend de l’issue de la guerre : « Le but de cette guerre, déjà assez ouverte, est une tentative d’élimination de la Russie en tant qu’État souverain indépendant », martèle Kirienko. Une fois de plus le patriarche Kirill se joint au chœur patriotique : la Russie affronte l’ensemble du « monde occidental » et « le moment est venu où nous devons être ensemble avec notre peuple qui souffre », par quoi il entend « le peuple orthodoxe du Donbass » qui a besoin d’être défendu. Il ne s’agit plus seulement de faire peur aux Occidentaux en brandissant la matraque nucléaire, mais d’effrayer les Russes pour susciter ce réflexe de rassemblement autour du chef. C’est ainsi que nombre d’observateurs ont interprété le déploiement des systèmes de défense antiaérienne à Moscou : le pouvoir veut convaincre les Russes du danger que représente pour eux la guerre menée en Ukraine contre l’Occident et « établir des parallèles entre la guerre en Ukraine et la Grande Guerre patriotique, c’est-à-dire de dépeindre l’Ukraine comme un pays qui représente une menace réelle pour la Russie, par analogie avec la menace que l’Allemagne faisait peser sur l’Union soviétique » pendant la Seconde Guerre mondiale.

Alexandre Lebedev, Caricature de Mikhaïl Katkov, 1878.
Alexandre Lebedev, Caricature de Mikhaïl Katkov, 1878.

Mais, comme toujours en Russie, une chose peut en cacher une autre. L’invocation à l’union sacrée camoufle en réalité l’intention des autorités russes de « mouiller » tout le peuple russe dans les crimes commis en Ukraine. Cela commence par le haut. On se souvient que le 21 février 2022 Vladimir Poutine a réuni un Conseil de sécurité qui, chose sans précédent, a été filmé puis diffusé à la télévision russe et sur internet. Il s’agissait de mettre en scène l’unanimité des hauts dignitaires russes sommés d’approuver la décision de leur chef de reconnaître les républiques autoproclamées de Donetsk et de Lougansk, en réalité de donner leur assentiment à l’entrée en guerre de la Russie contre l’Ukraine. On se souvient des hésitations de Sergueï Narychkine, le patron du Renseignement extérieur, qui, visiblement tétanisé, a bafouillé, évoquant l’éventualité de laisser une « dernière chance » à l’Ukraine de suivre le processus de paix, tandis que Vladimir Poutine le rabrouait comme un cancre pris en défaut. « Parlez clairement, Sergueï », lui a lancé le président russe pour qu’il dise hautement si, « oui ou non », il était en faveur d’une reconnaissance des républiques séparatistes. « Très bien, asseyez-vous, merci », a-t-il conclu lorsque Sergueï Narychkine s’est finalement exécuté en balbutiant qu’il approuvait l’« annexion ». Poutine agissait comme Staline, qui faisait signer par les membres du Politburo les listes de condamnations à mort qu’il paraphait quotidiennement durant la grande terreur (ainsi la décision d’exécuter les officiers polonais à Katyn a été signée par les grands du Politburo). Ici il ne s’agit plus d’union sacrée, mais de solidarité de gangsters dans le crime. Margarita Simonian, l’un des fleurons de la propagande poutinienne, s’évertue depuis quelque temps à convaincre ses compatriotes que tous les Russes, du grand au petit, sont dans le même bateau, tous seront considérés comme coupables par les Occidentaux, si la Russie perd la guerre : « Je suis stupéfaite par nos concitoyens, et malheureusement j’en connais beaucoup, y compris dans les hauts cercles de pouvoir, qui sont inquiets, qui n’osent pas nommer les choses telles qu’elles sont, par crainte de ce que pourraient penser les gens de là-bas [les Occidentaux]. » Quant à elle, elle « crache sur ce qu’ils pensent là-bas. Les gens qui ont peur de La Haye devraient davantage avoir peur de perdre, de se faire humilier, de trahir leur peuple. Si nous perdons, La Haye s’en prendra même à un balayeur qui nettoie les pavés derrière le Kremlin. » Le présentateur du talk-show de la chaîne d’État « Rossiïa-1 », Vladimir Soloviev, conclut péremptoirement : « Il n’y aura plus de La Haye si cela se produit [si la Russie perd la guerre]. Il n’y aura plus rien du tout. Le monde entier sera réduit en cendres. »

On trouve une logique similaire en Allemagne nazie, il suffit de parcourir le Journal de Goebbels pour s’en rendre compte : « Nous avons tant de choses sur la conscience que nous devons vaincre, sinon tout notre peuple sera effacé.5 » (16 juin 1941). Goebbels note le 2 mars 1943 : « Nous nous sommes tellement engagés, surtout dans la question juive, qu’il n’est plus possible de reculer désormais. Et cela vaut mieux ainsi. Un mouvement et un peuple qui ont coupé les ponts derrière eux combattent plus résolument que ceux qui ont encore une possibilité de retraite6» Et le 14 novembre 1943, quand la solution finale est révélée aux militaires, pour les dissuader de chercher à négocier avec les Occidentaux: « Nous avons coupé les ponts… Nous entrerons dans l’histoire comme les plus grands hommes d’État ou comme les plus grands criminels de tous les temps. »

Dans les deux cas on débouche sur une perspective apocalyptique. Sous une forme wagnérienne dans le cas d’Hitler. Sous la forme d’évocations explicites chez les dirigeants russes, qui ne cessent de répéter, à l’unisson avec leurs propagandistes, que l’existence même de la Russie est en jeu, ce qui l’autorise aux mesures extrêmes : « Si la Russie n’utilise pas l’arme nucléaire en premier, alors elle ne l’utilisera pas non plus en second », a déclaré Poutine, laissant entendre qu’une frappe préventive serait plus efficace qu’une frappe de représailles. Le numéro deux du Conseil de sécurité russe, Dmitri Medvedev, affirme que les pays occidentaux cherchent la défaite de la Russie dans la guerre, mais que « la défaite d’une puissance nucléaire dans une guerre conventionnelle peut provoquer le déclenchement d’une guerre nucléaire. Les puissances nucléaires n’ont jamais perdu les conflits majeurs dont dépend leur sort. » L’ambassadeur de Russie aux États-Unis, Anatoly Antonov, a accusé les États-Unis de « conduire le monde à un scénario catastrophique », s’exclamant : « Que peut encore dire ou faire la Russie pour que les « têtes brûlées » de l’administration [américaine] reprennent leurs esprits et empêchent un Armageddon nucléaire ? » Le président de la Douma Viatcheslav Volodine se joint au chorus  : « Les arguments selon lesquels les puissances nucléaires n’ont jamais utilisé d’armes de destruction massive dans des conflits locaux ne tiennent pas la route. Parce que ces États n’ont pas été confrontés à une situation où il y avait une menace pour la sécurité de leurs citoyens et l’intégrité territoriale du pays. » La guerre psychologique est ici menée à la fois contre l’Occident qu’il s’agit d’intimider pour qu’il abandonne l’Ukraine à son bourreau du Kremlin ; contre les Russes que le pouvoir essaie de galvaniser à force de rhétorique eschatologique pour obtenir l’union sacrée autour du « leader national » ; contre l’Ukraine où, en prévision de la grande offensive de printemps, Moscou s’efforce de casser l’union sacrée, perçue comme le principal obstacle à sa victoire.

Ainsi une double influence détermine le comportement russe de ces dernières années. Celle de la mythologie slavophile qui a élaboré l’idée d’un complot de l’Europe dégénérée contre la Russie gardienne des « valeurs traditionnelles ». Celle du crime organisé et de l’univers carcéral qui s’est traduite par le modus operandi du Kremlin depuis la venue au pouvoir de Poutine, avec son recours à la violence, au chantage, au racket, à l’assassinat spectaculaire. L’importance de ce dernier élément apparaît lorsque l’on compare l’attitude de la bureaucratie impériale (et des tsars Alexandre II et même Alexandre III) face aux extrémistes fanatiques de la mouvance ultranationaliste et celle de Poutine aujourd’hui.

Les hauts fonctionnaires du tsar se méfiaient de ces exaltés va-t-en-guerre. Piotr Valouïev, le ministre de l’Intérieur d’Alexandre II, écrit par exemple : « Notre ultrapatriotisme a un trait déplorable. Il tend à parler le langage de la haine ; or la haine n’est pas un sentiment gouvernemental…7 » Et aussi : « Pour qu’il n’y ait jamais de Pologne indépendante, il suffit que la Russie continue à vivre. Mais pour que la Pologne fusionne définitivement avec la Russie et lui devienne proche, il faut que la vie politique soit octroyée au peuple russe. Un peuple dont les seuls droits politiques sont ceux de payer l’impôt, de fournir des recrues et de crier Hourra ! n’a pas de capacité d’assimilation.8 » Valouïev a cette remarque si pertinente dans le contexte actuel : « Quand Potapov [le gouverneur adjoint de la province de Wilno, NDLR] disait que la province était ruinée et s’enfonçait dans la misère, le ministre de la Guerre déclarait que cela valait mieux que de laisser les Polonais reprendre du poil de la bête. La dévastation comme méthode de gouvernement ! Cela n’a pas de précédent en histoire…9 » En septembre 1866 Valouïev confie au tsar qu’il est si écœuré par la politique menée dans les provinces occidentales qu’il pense à s’expatrier : « Je méprise mes compatriotes […] Je serais prêt à me faire bourgeois d’AmsterdamIbid., p. 151.. » L’intelligentsia se démarquait plus courageusement qu’aujourd’hui de la frénésie xénophobe en vogue : en avril 1863, le philosophe N.N. Strakhov publie dans Vremia un article intitulé « La question fatale » dans lequel il compare la nation polonaise, énergique, civilisée, prête à se battre pour son indépendance, aux Russes passifs et ignorants : « Le peuple polonais a toutes les raisons de se sentir égal du point de vue de la civilisation aux autres peuples européens… et il ne peut nous considérer que comme des barbares.10 »

Nous sommes à des années-lumière de la Russie poutinienne ! Comparons avec l’attitude du président russe face à la surenchère des « turbo-patriotes ». Non seulement celui-ci les tolère, voire les encourage (alors que les rares libéraux russes sont incarcérés, forcés d’émigrer ou réduits au silence) — mais il reprend point par point leur programme. Ce sont eux qui ont recommandé l’annexion des provinces occupées, ce sont eux qui ont exigé la mobilisation de masse, ce sont eux qui ont préconisé durant des mois le bombardement des infrastructures vitales de l’Ukraine. Et n’oublions pas que Poutine n’hésite pas à s’appuyer sur le monde des truands pour déstabiliser l’armée régulière et l’appareil d’État.

C’est donc l’infusion des cellules cancéreuses de la criminalité organisée dans la traditionnelle matrice autocratique russe qui rend celle-ci suprêmement dangereuse, incompatible avec le concert des nations et l’ordre européen. C’est cet hybride toxique qu’il faudra éradiquer au moment de la paix, pour le repos de l’Europe et pour que le sacrifice et les souffrances de tant d’Ukrainiens n’aient pas été vains. Quand le pouvoir russe aura acquis une légitimité réelle, une légitimité démocratique, la seule concevable de nos jours, quand il comprendra qu’il faut gagner le consentement des citoyens et non s’assurer la docilité des masses, il n’aura plus besoin pour se maintenir en place de préparer ou de faire la guerre, ni d’abrutir ses sujets par une propagande haineuse.

Études de lettres classiques, a séjourné 4 ans en URSS en 1973-8, agrégée de russe, enseigne l'histoire de l'URSS et les relations internationales à Paris Sorbonne.

Notes

  1. V. Olga Maïorova, « Voïna i mif: pamïat’ o pobede nad Napoleonom v gody polskogo vosstania (1863-4) », Novoe literaturnoïé obozrenie, n° 6, 2012, p. 178-205.
  2. Cité in V.A. Khorev, Russki evropeizm i Pol’ša, Slavianovedenie, n°2, 2004, p. 18.
  3. Cité dans V. Olga Maïorova, op. cit., p. 184-185.
  4. V. Olga Maïorova, op. cit., p. 182.
  5. J. Goebbels, Journal, 1939-1942, Tallandier, 2009, p. 310
  6. Id., Journal, 1943-1945, Tallandier, 2005, p. 78-79.
  7. Cité dans A.E. Getmanski, « Politika Rossii v polskom voprose (60-е gody XIX veka) », Voprosy istorii, n° 5, 2004, p. 43.
  8. P.A. Valouïev, Dnevnik, t. 1 : 1861-1864, Akademii Nauk SSSR, Moscou, 1961, p. 340.
  9. Ibid., t. 2 : 1865-1876, p. 33.
  10. Cité dans Olga Maïorova, op. cit., p. 183.

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