La vie quotidienne en temps de guerre. La force des Ukrainiens face à la tyrannie russe

Par Ewin Bendyk (Polityka.pl)

Le journaliste polonais rassemble dans cet article plusieurs informations, et notamment celles qu’il a recueillies lui-même lors de ses voyage en Ukraine. Un récit vif et complet sur la vie quotidienne et le moral des Ukrainiens entrés dans la deuxième année de la guerre.

À l’heure où l’Occident débat de l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, les Ukrainiens ont développé un équilibre de la vie en guerre, entièrement tourné vers la victoire.

Pendant les pires moments de l’hiver écoulé, seule la moitié de l’infrastructure électrique de l’Ukraine était opérationnelle, car les Russes n’ont cessé de bombarder les installations stratégiques. Les ruptures d’approvisionnement en électricité et en chauffage sont devenues pour les Ukrainiens une réalité qui pouvait être une question de vie ou de mort.

Cette réalité sembla toutefois sans impact sur les participants à une cérémonie organisée à Lviv à la mi-décembre. Des représentants de l’élite culturelle de la ville se sont rassemblés dans le palais Potocki illuminé, qui abrite la galerie d’art de Lviv. Ils ont été accueillis par Taras Voznyak, directeur de la galerie et rédacteur en chef du légendaire magazine culturel « Ï ». Ils étaient venus pour le gala annuel de remise des prix du « courage intellectuel ». En cette année de guerre, ces décorations ont été décernées à Vlada Ralko et Volodymyr Boudnikov, des artistes plasticiens exceptionnels. En dépit des alertes aériennes et des coupures d’électricité, les participants ont fêté les lauréats dans la bonne humeur.

Dans ses premiers mots, Voznyak a remercié les soldats ukrainiens d’avoir rendu la vie possible loin du front. Les théâtres, les bibliothèques, les cinémas et les salles de concert qui fonctionnent font partie intégrante de la résistance, au même titre que l’action militaire. Cela montre que le Kremlin n’a pas atteint son objectif, qu’il n’a pas effacé l’Ukraine et les Ukrainiens en tant qu’entité historique capable de défendre ce qui lui est le plus cher. Non seulement la vie en termes biologiques, mais aussi la culture.

Taras Voznyak, philosophe subtil, a admis qu’un an plus tôt, lors d’une cérémonie similaire, il s’était demandé à quoi servait l’Ukraine et à quoi servaient les Ukrainiens. Et il n’avait pas trouvé de réponse. Aujourd’hui, malgré la situation toujours dramatique, la réponse est beaucoup plus simple, Voznyak affirmant que les Ukrainiens ont fait preuve d’un « courage digne des épopées grecques », prouvant qu’ils sont un peuple libre, et que l’avenir n’appartient qu’aux êtres libres.

Ses paroles fortes résonnent avec les résultats de nombreuses analyses sociologiques menées en Ukraine depuis le début de la guerre. Dans le dernier sondage du groupe sociologique Rating, 93 % des personnes interrogées envisagent l’avenir avec espoir et 97 % ne doutent pas que la victoire n’est qu’une question de temps. Plus important encore, 74 % des personnes interrogées considèrent que le retour aux frontières de 1991, c’est-à-dire la récupération intégrale du Donbass et de la Crimée, est la condition sine qua non d’un accord de paix. En avril de l’année dernière, seule la moitié des personnes interrogées fixait un tel objectif.

Ces résultats sont fondés sur un échantillon de personnes interrogées en février, alors que l’issue de l’offensive hivernale russe et de la bataille de Bakhmout n’était pas encore connue. Le printemps a apporté une nouvelle bouffée d’espoir, la catastrophe humanitaire que l’on craignait en décembre, en raison de l’absence de chauffage et des pénuries d’énergie, n’a pas eu lieu. La réparation systématique des infrastructures d’électricité bombardées a remonté le moral non seulement de la population ordinaire, mais aussi des entrepreneurs.

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Taras Voznyak (au centre) ouvre une exposition à la galerie d’art de Lviv, le 1er mai dernier // Page Facebook de la galerie

La meilleure preuve en est le nombre de créations d’entreprises : après les liquidations massives de mars et d’avril de l’année dernière, une percée s’est produite dès le mois d’août et le nombre de nouvelles entreprises créées a été supérieur à celui des entreprises suspendues. À l’automne, le taux de croissance des entreprises a dépassé les indicateurs de la période de pandémie de 2020 et a permis d’atteindre un volume d’activité équivalent à 71 % du PIB réalisé en 2021, en dépit d’une population beaucoup moins nombreuse, des millions d’Ukrainiens ayant quitté le pays. Tous les indicateurs importants — inflation, chômage, salaires — devraient s’améliorer dans les mois à venir.

Dans le nouveau numéro de Forbes Ukraine, les rédacteurs ont décidé d’examiner l’économie de guerre par secteurs d’activités. Le changement le plus important de l’année de guerre dans l’économie a été la rupture définitive des liens commerciaux des entreprises ukrainiennes avec le Bélarus et la Russie, et la recherche de nouveaux marchés. Le leader reste le secteur agroalimentaire, qui a exporté pour 21 milliards de dollars de marchandises en 2022, soit à peine moins qu’en 2021 (24 milliards). Le secteur des mines et de la métallurgie s’en sort beaucoup moins bien. Mais malgré des pertes, comme celle de l’aciérie Azovstal à Marioupol, l’Ukraine a vendu néanmoins pour 9 milliards de dollars dans ce domaine (23 milliards en 2021). Dans une certaine mesure, ces pertes ont été compensées par les résultats records des technologies de l’information ukrainiennes.

Forbes nomme également des entreprises spécifiques, telles que Kormotech, basée à Lviv. Il s’agit aujourd’hui d’une entreprise internationale, spécialisée dans la production et la distribution d’aliments pour animaux. Pendant la guerre, elle a perdu le marché bélarusse, soit 15 % de son chiffre d’affaires. Cette perte a toutefois été compensée par l’augmentation des ventes aux États-Unis et en Europe. L’entreprise a donc augmenté son chiffre d’affaires pendant la guerre.

La vitalité de l’économie et des entreprises se reflète également dans les statistiques macroéconomiques : les recettes budgétaires provenant des impôts augmentent régulièrement. Et ce sont les impôts et le financement par la dette publique qui sont le fondement de la stabilité macroéconomique de l’Ukraine. Bien sûr, cette stabilité économique ne serait pas possible sans l’aide étrangère. Toutefois, il convient de rappeler que la majeure partie de cette aide prend la forme de prêts assortis d’intérêts et que l’Ukraine continue à assumer systématiquement le service de la dette envers l’étranger.

Volontariat massif

L’économie de guerre de l’Ukraine a également un second visage, l’économie souterraine, qui pourrait représenter jusqu’à la moitié du PIB réel (en 2021 l’estimation était de 31 %). L’économie souterraine signifie moins de recettes fiscales pour le budget, mais elle montre aussi que si la baisse de 30 % du PIB liée à la guerre semble importante dans les statistiques, elle est en réalité amortie par des opérations qui se déroulent en dehors du cadre fiscal.

Ces opérations ne sont pas nécessairement l’expression d’une pathologie économique. L’un des phénomènes observés en Ukraine en temps de guerre est le bénévolat et l’engagement social massif en faveur des forces armées, des réfugiés, des personnes dans le besoin, des animaux. Ce type d’engagement est assumé à temps plein par 5 % des personnes interrogées, et constitue une activité complémentaire pour 35 % d’entre elles.

Là encore, les statistiques abstraites masquent à la fois des actions individuelles et de grandes entreprises systémiques, dont Serhiy Prytula et sa fondation sont devenus l’icône. Depuis le début de la guerre, Prytula utilise sa notoriété pour mobiliser ses compatriotes afin qu’ils soutiennent l’armée. Avec leurs contributions, il acquiert des drones, il a acheté l’accès au satellite de reconnaissance ICEYE et a ouvert un atelier secret où des ingénieurs volontaires réparent et « ukrainisent » les chars laissés sur le terrain par les Russes.

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Soirée au palais Potocki le 30 décembre 2022 // Page Facebook de la galerie nationale d’art de Lviv

Les contributions financières aux forces armées ukrainiennes constituent une autre mesure de l’engagement public : la Banque nationale d’Ukraine a ouvert un compte spécial qui a reçu plus de 23 milliards de hryvnias au cours de l’année de guerre, ce qui, au taux de change actuel, représente plus de 600 millions de dollars.

Cependant, il serait erroné de croire que l’Ukraine est un pays vivant simplement du financement participatif via internet ou de l’aide étrangère. Cette dernière représente moins d’un tiers des armes et des munitions utilisées sur la ligne de front. Le reste est fourni par plus de 400 entreprises du secteur ukrainien de la défense, dont la capacité de production a été multipliée par huit pendant la guerre. Véhicules de combat, chars, véhicules blindés, systèmes de missiles, drones, munitions, tous sont produits en Ukraine ou dans le cadre de contrats signés avec des pays alliés.

Le croiseur russe Moskva a été coulé par des missiles ukrainiens Neptune, et le canon Bohdan a connu son baptême du feu lors de la reconquête de l’île des Serpents. L’industrie ukrainienne d’armement ne perd pas une occasion et, malgré la guerre, a fait la promotion de son offre au grand salon de l’armement « Idex-23 » à Abu Dhabi en février de cette année. Les tests grandeur nature sont la meilleure publicité qui soit.

Forte affluence à l’Apteka Mikolasch

Le massacre de Boutcha, le siège de Marioupol, les batailles sanglantes d’anéantissement à Bakhmout rappellent les événements les plus sinistres de la Première ou de la Seconde Guerre mondiale. En même temps, il s’agit d’une guerre menée par des sociétés de consommation. Contrairement aux guerres du passé, le chemin de la victoire ne passe pas par la réduction de l’activité économique civile et de la consommation, afin d’affecter toutes les ressources humaines et le travail à l’activité militaire. Le succès au front dépend autant des forces armées que de la vitalité de l’économie et de sa capacité à générer des impôts.

C’est pourquoi, à Lviv, lors de la célébration évoquée au début, malgré le manque d’électricité et la menace constante de raids aériens, l’usine de chars était en activité, au même titre que les magasins et les cafés. Dans le meilleur d’entre eux, l’Apteka Mikolasch (Apteka veut dire pharmacie), la foule était au rendez-vous, comme partout ailleurs. L’énergie était fournie par des générateurs fièrement installés devant presque toutes les vitrines. Les soldats en uniforme sont nombreux et des informations sur les collectes pour l’armée sont affichées devant les caisses. À l’heure où l’Union européenne met en place une directive sur l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, les Ukrainiens ont développé un équilibre de la vie en guerre.

La notion de travail est devenue la clé de cette normalisation de la guerre. Yurko Stetsyk, un soldat mort au combat qui fut musicien, artiste et lanceur d’alertes dans la vie civile, écrivait au début de l’agression : « La guerre n’est pas la fin de la vie, ce n’est pas de l’héroïsme, c’est un travail long et difficile ». Il poursuivait en expliquant la nécessité d’affirmer la vie. Dans une interview accordée à Ukrainska Pravda en avril dernier, la célèbre tireuse d’élite Olena Bilozerska a décrit son activité comme un « travail à faire », tout en parlant de l’éthique complexe qui interdit de tirer sur des civils ou des soldats secourant des blessés.

L’implication au travail a été un facteur déterminant, tant sur le front que dans le domaine ferroviaire, énergétique, et aussi dans le secteur des services, sans oublier les livreurs de nourriture qui circulent dans Lviv ou Kyïv à vélo avec des sacs à dos Volt, comme dans d’autres villes européennes. Comme avant la guerre, les librairies de la chaîne Yé sont ouvertes sept jours sur sept, de 9 heures à 21 heures, et l’éventail des livres proposés est impressionnant.

En toile de fond, la société ukrainienne est en totale métamorphose et les sociologues contemporains tentent de l’analyser et de l’expliciter. Ainsi, lors du premier anniversaire de l’agression russe est paru un ouvrage de 400 pages intitulé La société ukrainienne dans le contexte de la guerre 2022 élaboré par l’Institut de sociologie de l’Académie des sciences. Dans le même registre, le Centre Razumkov a publié un rapport sur « Les orientations politiques et idéologiques des citoyens ukrainiens dans le contexte de l’agression russe ». Le rapport conclut que, si les plans d’invasion de Poutine se sont avérés erronés, ils n’étaient pas sans fondement. Juste avant l’agression, la majorité des Ukrainiens abordaient l’avenir avec un sentiment de désespoir, la cote de popularité de Volodymyr Zelensky s’était effondrée, passant de plus de 70 % en 2019 à 31 %, de même pour la confiance dans les institutions de l’État. Bien plus encore, même des événements aussi mythiques que Maïdan et la révolution de la Dignité avaient divisé les Ukrainiens au lieu de les unir.

À la question « Si des événements comme ceux de 2013-2014 se déroulaient aujourd’hui, soutiendriez-vous la révolution de Maïdan ? », 40 % des personnes interrogées ont répondu positivement en août 2015, 32 % en mars 2018. 

En décembre 2021, 38 % de la frange russophone de la population ukrainienne (soit près de la moitié à l’époque) pensaient que la guerre dans le Donbass avait été initiée en 2014 par les oligarques et le gouvernement ukrainien, et 36 % affirmaient qu’elle avait un caractère de guerre civile. Parmi les habitants de Kharkiv, Marioupol et Kherson, les opinions anti-européennes l’emportaient sur les opinions pro-européennes.

Toutefois, ce sont les habitants des régions de Kherson et de Kharkiv qui ont résisté à l’invasion. Malgré l’occupation, Kherson n’a jamais reconnu l’autorité russe. Une rébellion des enseignants a empêché la russification de l’enseignement scolaire, une grande partie de l’économie fonctionnant en circuit parallèle, uniquement en hryvnia au lieu du rouble. De nombreux volontaires ont coopéré avec les services secrets ukrainiens, en préparant des actes de sabotage et des exécutions de collabo. Youri Kerpatenko, chef de l’orchestre symphonique de la ville, est devenu un symbole de la résistance à Kherson. Il a été assassiné pour avoir refusé de jouer pour les troupes russes.

Le doyen de la sociologie ukrainienne, Yevhen Holovacha, analysant cette transformation sociale, déclare que la société ukrainienne a vécu plus de métamorphoses durant l’année écoulée qu’en 30 ans d’indépendance. Le processus de consolidation sociale et nationale s’est accéléré. Aujourd’hui, 71 % des Ukrainiens déclarent que l’ukrainien est leur première langue, 23 % mentionnent le russe, mais 88 % affirment que l’ukrainien est leur langue maternelle, quelle que soit la langue parlée à la maison.

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Apteka Mikolasch, janvier 2022 // @ulasko_88

Les Ukrainiens se considèrent comme une nation politique, avec une identité et une histoire. Ils ont rejeté définitivement le complexe post-impérial et ont découvert en eux courage et efficacité. Et, comme le dit Voznyak, ce faisant, ils ont ouvert la voie vers l’avenir.

Un Manifeste pour la paix

En cas de référendum sur une adhésion à l’Union européenne, 85 % des Ukrainiens se prononceraient « pour » ; dans le cas de l’OTAN, 82 % d’entre eux voteraient en faveur de l’adhésion à l’Alliance. Mais comment y parvenir ?

Des intellectuels et des experts réunis à Lviv à l’invitation de l’historien Yaroslav Hrytsak ont cherché à répondre à cette question. Ils se sont réunis le même jour de décembre que le gala de l’Ordre du « Courage intellectuel » au Palais Potocki. Cachés dans les sous-sols de l’Université catholique ukrainienne en raison d’une alerte au raid aérien, ils ont discuté de la manière d’assurer une paix durable après ce qu’ils considèrent comme une victoire certaine de l’Ukraine. Une paix non seulement pour l’Ukraine, mais aussi pour le monde entier.

Le résultat de leur travail, pour lequel ils ont demandé conseil à leurs collègues polonais, est le « Manifeste pour une paix durable », présenté, entre autres, à la conférence de Munich sur la sécurité en février dernier. Ce « Manifeste » est l’expression des forces de la nation, qui s’est non seulement engagée dans des activités volontaires depuis le début de l’agression, mais a également débattu de l’avenir de l’Ukraine.

M. Holovacha a expliqué, lors d’un débat intitulé « Paroles Ukrainiennes », organisé par la Fondation Stefan Batory, que cette force civique est à la fois une grande ressource et un défi pour M. Zelensky. Certes, il est un leader incontesté, bénéficiant de la confiance de 91 % de la population. Mais il n’est ni le chef, ni un dictateur. Et s’il s’écarte des émotions et des attentes du peuple, par exemple en entamant des négociations de paix qui impliquent des concessions, la population cessera de lui obéir.

Selon la sociologue Natalia Otrechko, la force des Ukrainiens face à la tyrannie russe réside dans leur attachement aux valeurs libérales : l’individualisme, la liberté personnelle et la reconnaissance de la vie comme valeur suprême. Ces valeurs, vécues et pratiquées socialement dans une situation de guerre, ainsi que la découverte de l’importance de l’État et de la communauté, ont conduit à l’émergence d’un modèle socio-politique original, une version renouvelée de la démocratie libérale, que l’on pourrait appeler le nouveau libéralisme. Et c’est l’Ukraine libre qui en est le précurseur.

Traduit du polonais par Jacques Nitecki

Version originale

Edwin Bendyk est journaliste polonais, publiciste, traitant des questions de civilisation et de l'impact de la technologie sur la vie sociale. Depuis 1999, il travaille pour Polityka, un grand hebdomadaire polonais, où il est chroniqueur pour la section scientifique. Il enseigne au Collegium Civitas (où il dirige le Centre d'études sur l'avenir) et au Centre des sciences sociales de l'Académie polonaise des sciences.

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