Ukraine : les enjeux d’une guerre globale

Selon l’anthropologue Wiktor Stoczkowski, l’invasion de l’Ukraine par la Russie est avant tout une guerre entre deux types opposés d’organisation politique, et non une guerre civilisationnelle. L’auteur appelle à ne pas trop se soucier de « cobelligérance », alors que la Russie ne respecte ni le droit international ni le droit des conflits armés. Pour lui, la défaite de l’Ukraine serait un revers lourd de conséquences pour toutes les démocraties.

Les événements nous importent non seulement par ce qu’ils sont, mais surtout par la signification qu’ils revêtent à nos yeux. Il en est ainsi également de la guerre d’invasion qui ravage l’Ukraine depuis bientôt un an. Pour la majeure partie des Ukrainiens, ce conflit est une lutte pour la sauvegarde d’un État souverain auquel leur peuple aspirait en vain depuis le XIXe siècle et qu’il a commencé à construire réellement depuis la « révolution de la dignité », en 2014. Pour Poutine, héritier du rêve impérial, obsédé par la crainte fantasmée d’une menace occidentale, l’enjeu est la reconstitution de la « Grande Russie » dont l’Ukraine devrait être la pièce maîtresse, comme si une Russie sans l’Ukraine était condamnée à devenir un pays subalterne, à l’image de l’ancien Grand-Duché de Moscovie.

Les Occidentaux sont moins unanimes. Ceux que la traditionnelle tolérance envers la Russie et un solide fond d’anti-américanisme avaient rendus réceptifs à la propagande poutinienne, se sont laissé convaincre que ce n’est pas la Russie, mais les États-Unis qui portent la principale responsabilité de cette guerre. Les Américains mèneraient en Europe une politique si agressive et dangereuse que la Russie serait dans son droit lorsqu’elle s’y oppose par tous les moyens : elle ne ferait que se défendre lorsqu’elle attaque un pays voisin et œuvrerait pour la paix même lorsqu’elle déclenche une guerre.

Ceux de nos concitoyens qui se croient « pragmatistes » développent un raisonnement différent : selon eux, les profits du commerce avec la Russie devraient nous faire oublier ces abstractions futiles que seraient la démocratie, la souveraineté, le droit international et le traité par lequel les États-Unis, le Royaume-Uni et la Russie elle-même ont donné à l’Ukraine les garanties d’intégrité territoriale et de sécurité, en échange du démantèlement de ses armes nucléaires. Sacrifier l’Ukraine serait un prix acceptable à payer pour restaurer au plus vite la « paix », terme qui signifie avant tout un flot lucratif de matières premières russes.

Il y a enfin des « réalistes », dont la science se limite à évaluer les proportions des forces en présence : ils en concluent que l’Ukraine, moins peuplée et moins armée que son agresseur russe, devrait capituler au plus vite puisque sa défaite finale serait de toute façon assurée, une poursuite de la résistance ne pouvant qu’accroître inutilement les destructions qui lui seront infligées. Cette guerre, menée dans une contrée dépourvue de place sur leur carte mentale, leur semble si lointaine qu’ils s’estiment à l’abri de ses conséquences : ils jugeraient saugrenu de vouloir mourir aujourd’hui pour Kiev, de même que leurs aïeux ne concevaient pas que l’on pût mourir pour Danzig, un an à peine avant que leur inaction ne les obligeât de mourir pour Paris.

Ces trois interprétations sont faites de sophismes nourris d’ignorance, avec une bonne dose de mauvaise foi. Dans un article limpide paru sur le site du think tank Terra Nova, Thorniké Gordadzé, ancien ministre géorgien et actuel professeur à Sciences Po Paris, les a démontés un par un. Les États-Unis, loin d’attiser le conflit russo-ukrainien, avaient déployé jusqu’au dernier moment des efforts diplomatiques pour l’éviter ; l’aide militaire ensuite fournie à l’armée ukrainienne, tout appréciable qu’elle soit, ne dépasse pas 5,6 % du budget annuel du Pentagone et 0,2 % du PIB du pays ; au terme de onze mois de guerre, les Américains, prétendument agressifs, n’ont toujours pas osé fournir à l’Ukraine ni des chars lourds, ni des avions de combat, ni des missiles de longue portée.

Les « pragmatistes », qui voudraient obtenir un cessez-le-feu en contrepartie de l’annexion par la Russie de 20 % du territoire ukrainien, imaginent que Poutine s’en contentera. C’est une hypothèse d’autant moins probable que Poutine ne fait pas de mystère de son intention de poursuivre une politique d’expansion territoriale, et pas seulement en Ukraine. La « paix » ainsi obtenue et la reprise du commerce avec la Russie risqueraient de n’être qu’un éphémère répit permettant à la dictature russe de renflouer ses fonds et de réarmer ses troupes, pour mieux affronter ensuite son « adversaire principal », clairement désigné par Poutine sous le nom collectif d’« Occident », incarnation selon lui d’un « pur satanisme »1.

Quant aux « réalistes », ils confondent le réel avec des calculs numériques, oubliant la morale des deux armées : sur les champs de bataille de l’Ukraine s’affrontent, d’une part, une armée hautement motivée et bien commandée qui défend son propre pays et, d’autre part, une armée dont les soldats, souvent mal équipés, sommairement entraînés et piètrement commandés, ne savent pas pourquoi ils se battent, si bien que pour les épauler il fallait mobiliser des repris de justice forcés à choisir entre croupir en prison ou défier la mort au combat. Dans une telle guerre, rien n’est joué d’avance. La défaite ukrainienne ne serait assurée que si les Occidentaux se laissaient convaincre par les défaitistes, au nom de leur faux « réalisme », que la débâcle ukrainienne est inévitable et qu’il faut la précipiter en coupant toute l’aide à l’Ukraine.

Fort heureusement, ni les pro-poutiniens, ni les « pragmatistes », ni les « réalistes » ne tiennent aujourd’hui les rênes du pouvoir dans les pays démocratiques dont la majorité — à quelques exceptions près, avec la Hongrie comme exemple européen le plus notable — n’a pas abandonné l’Ukraine au sort que lui réservait son envahisseur. Leur engagement était pourtant long à venir, marqué par des irrésolutions et des hésitations qui n’ont pas encore été toutes surmontées et dont la longue liste remplira une page peu glorieuse de l’histoire politique. Après avoir proposé initialement à l’Ukraine du « matériel défensif » et des « équipements militaires non léthaux », les pays occidentaux lui livrent progressivement des armes de plus en plus lourdes et modernes, réclamées par le président Zelensky dès les premiers jours de l’invasion. La principale raison donnée par les chancelleries occidentales pour justifier leurs longues tergiversations était l’intention de ne pas devenir des nations « cobelligérantes » et d’éviter ainsi une « escalade ». On ne sait pas trop ce que le mot escalade veut dire en l’occurrence, car Poutine a déjà jeté dans la bataille une grande partie des forces dont il disposait, résolu à tuer sans discernement les civils ukrainiens qu’il prétendait vouloir « protéger », et à raser sans pitié les villes dont il promettait la « libération ».

Pourrait-il aller plus loin dans l’escalade ? Le terme escalade, emprunté à la propagande poutinienne, semble renvoyer à la menace des frappes nucléaires, évoquée à demi-mot par le dictateur russe et agitée explicitement par ses médias, où l’on évoque avec jubilation la perspective de l’anéantissement atomique de Berlin, Londres et Paris. Aucune bravade russe ne devrait être prise à la légère, mais celle-ci, destinée à intimider les Occidentaux, est particulièrement douteuse, car il est difficile d’imaginer que les dirigeants russes se résolvent à immoler les pays où ils déposent dans les banques des milliards de dollars volés au peuple russe, où ils scolarisent leurs enfants dans d’excellentes boarding schools, où ils aiment à passer leurs vacances, où ils achètent à tour de bras des villas, châteaux et vignobles, très empressés à jouir du doux charme des sociétés européennes dont ils dénoncent par ailleurs — mais seulement à l’usage de la puérile propagande interne — la décadence et la « prospérité imméritée » qui leur fait manifestement très envie2.

Quant au statut de cobelligérant, il relève du droit des conflits armés, branche du droit international public. La question de savoir si les pays qui apportent une aide militaire à l’Ukraine sont des cobelligérants ou non fera utilement méditer des juristes. On se demande toutefois quel pourrait être l’intérêt de ces considérations juridiques face à la Russie qui ne s’embarrasse pas du droit des conflits armés, ne respecte pas les traités qu’elle a signés, recourt à l’usage interdit de mercenaires, assassine des prisonniers de guerre (comme à Olenivka) et viole quotidiennement l’obligation légale de distinguer entre les objectifs militaires et les populations civiles.

Quels que soient les verdicts juridiques, personne ne peut ignorer que la guerre moderne ne se limite pas aux affrontements armés. Elle nécessite également une immense logistique dont le rôle est d’acheminer des quantités considérables d’armes, munitions, carburants et autres équipements indispensables à la poursuite des combats. Si les combats se déroulent presque exclusivement sur le territoire de l’Ukraine, les opérations logistiques s’étendent à de très nombreux pays qui supportent l’un ou l’autre adversaire. Prendre autant de soin à ne pas se faire passer pour cobelligérants est dérisoire dans la situation où la Russie déclare de longue date être en guerre contre la coalition d’une cinquantaine de pays soutenant l’Ukraine. Une coalition existe également du côté de la Russie, car celle-ci est aidée militairement par la Biélorussie, l’Iran et la Corée du Nord. La guerre à laquelle nous assistons est donc une guerre de dimension globale, la troisième depuis 1914, bien que seuls les Ukrainiens y versent leur sang, alors que leurs alliés se contentent jusqu’à présent de verser leur argent et leur matériel.

Une autre différence insigne distingue cette nouvelle guerre globale de la précédente. Il y a quatre-vingts ans, pour combattre le totalitarisme génocidaire de l’Allemagne hitlérienne, les pays démocratiques ont conclu un pacte avec le totalitarisme génocidaire de la Russie stalinienne. La fin de la Seconde Guerre mondiale était synonyme de libération pour une moitié de l’Europe ; pour l’autre moitié, la victoire sur Hitler ne signifiait pas un avènement de la démocratie car l’asservissement à la dictature allemande fut remplacé par l’asservissement à la dictature russe. Aujourd’hui, les alliances du nouvel affrontement mondial ne portent plus le même stigmate déshonorant. La situation paraît nette : la dictature russe est activement aidée par une poignée de régimes dictatoriaux, alors que le camp pro-ukrainien ne compte que des pays démocratiques. Ce n’est pas — contrairement à ce que certains prétendent — une guerre de civilisations, car la Russie appartient à l’aire des cultures européennes, comme en attestent non seulement sa littérature, sa musique et sa science, mais aussi l’aspiration de ce pays, obstinément réitérée, depuis le règne de Pierre le Grand, à prendre les pays dits « occidentaux » pour modèle. C’est en revanche une guerre entre deux types opposés de régimes politiques, les démocraties et les dictatures. Avec la souveraineté de l’Ukraine pour enjeu initial, cette guerre a commencé parce que la dictature russe n’a pas toléré que la démocratie remplace en Ukraine un régime autoritaire. La prétendue dénazification de l’Ukraine, présentée par Poutine comme l’objectif de son « opération militaire spéciale », visait en réalité à dé-démocratiser l’Ukraine, c’est-à-dire à détruire une démocratie jeune de ce pays et à y substituer un régime assujetti à Moscou, à l’image de ceux que les Russes avaient déjà installés sur les autres territoires précédemment conquis, comme la Tchétchénie ou le Donbass. L’issue de cette guerre montrera quel type de régime, démocratie ou dictature, sera capable de sortir vainqueur de cet affrontement à la fois militaire, logistique, économique et politique.

La défaite de l’Ukraine sera une défaite pour toutes les démocraties. Elle démontrera que la dictature peut prévaloir dans un conflit avec le monde libre, à condition d’être militairement puissante, moralement dénuée de scrupules et politiquement affranchie du respect du droit international. Pour la Russie, ce sera un formidable encouragement à poursuivre son expansion impériale : Vladimir Poutine n’en a jamais dissimulé le projet. On pourra alors s’attendre à une annexion rapide de la Moldavie, où l’armée russe est déjà présente. Ensuite, après avoir reconstitué sa force militaire affaiblie par la guerre en Ukraine, il est à craindre que la Russie ne cherche à inféoder les pays baltes, pour désenclaver son importante base navale dans la région de Kaliningrad et obtenir un large accès à la mer Baltique. Il est peu probable que la Russie songe un jour à s’entendre plus à l’ouest : elle ne veut pas conquérir l’Europe, elle veut la rendre politiquement divisée, militairement impuissante et économiquement dépendante. Une fois l’Europe affaiblie et transformée en parc d’attractions pour oligarques russes, Poutine et ses successeurs auront les coudées franches pour renforcer leurs positions au Proche-Orient et en Afrique. Puisque cette guerre a pris une ampleur globale, la défaite de l’Ukraine et de la coalition pro-ukrainienne ne manquerait pas d’avoir des conséquences globales.

Les effets de la victoire du camp démocratique auront aussi cette même dimension globale. Les pays de l’Europe occidentale ont finalement compris que leur politique d’apaisement était interprétée par la Russie comme un signe de faiblesse, ne faisant qu’attiser ses velléités d’expansion, tandis que le développement des échanges commerciaux, loin de garantir la prospérité de la population russe, ne servait qu’à renforcer le régime dictatorial et à accroître sa puissance militaire. Soudainement dégrisés, les gouvernements occidentaux commencent à réaliser que les gens qu’ils ont en face ne sont pas exclusivement des kleptocrates assoiffés de richesses, que l’on peut satisfaire et apprivoiser en leur versant des certaines de milliards de dollars : ce sont aussi des nationalistes animés d’un projet d’expansion impériale et coloniale, guère neuf en Russie : bien que dissimulé à l’époque soviétique sous le nom charmeur de « révolution mondiale », c’était depuis bien longtemps un projet de suprématie globale.

Après une trentaine d’années d’une politique dramatiquement erronée envers non seulement la Russie, mais aussi la Chine, les démocraties commencent à se raviser, à s’armer et à réduire les liens commerciaux nombreux qui les rendaient excessivement dépendantes de ces deux dictatures. L’avenir proche montrera si les régimes démocratiques sont suffisamment déterminés pour s’assurer la victoire sur le front ukrainien, le premier où ils se sont résolus, encore avec beaucoup d’hésitations, à affronter un régime dictatorial.

Cette victoire pourra contribuer à changer la face de l’Europe. Si l’Ukraine sort vainqueur de ce conflit, ce sera pour ses pays voisins, à la fois la Russie et la Biélorussie, l’exemple et la preuve que le peuple, s’il a de l’audace, peut renverser la dictature qui l’opprime. Il arrive pourtant que l’audace ne suffise pas pour se soulever, faut-il encore de l’espoir et la certitude que le peuple qui aspire à la démocratie ne sera pas abandonné à lui-même, comme le furent les Hongrois en 1956, les Tchèques en 1968, les Polonais en 1981, les Géorgiens en 2008 et les Ukrainiens en 2014. En 2022, pour la première fois, le camp occidental a fait bloc derrière un pays qui défend sa souveraineté et sa démocratie. Si ce soutien permet à l’Ukraine de reconquérir sa liberté et de restaurer son intégrité territoriale, le glas pourrait sonner pour les deux dernières dictatures en Europe.

Les citoyens russes en 2011-2012 et en 2018, ainsi que les citoyens biélorusses en 2020, ont clairement exprimé leurs aspirations démocratiques, manifestant pour contester les élections truquées dans leurs pays respectifs. Ils n’ont pas manqué d’audace ; à présent, la victoire de l’Ukraine peut leur rendre l’espoir. C’est pour étouffer cet espoir que Vladimir Poutine a attaqué l’Ukraine : il veut démontrer à son propre peuple que la dictature est toujours plus puissante que la démocratie. Seule une détermination sans faille de la coalition pro-ukrainienne peut démentir cette conviction.

Hélas, jusqu’à aujourd’hui, presque un an après le début de l’invasion russe, certains pays démocratiques tergiversent, toujours irrésolus, toujours intimidés par les menaces russes, d’accord pour combattre la dictature russe jusqu’au dernier soldat ukrainien, mais peu désireux de s’exposer au risque d’un conflit direct avec la Russie. L’Ukraine ne pourra gagner cette guerre aussi longtemps qu’on lui refusera la livraison d’armes lourdes modernes et qu’on la découragera à frapper l’armée russe sur le territoire de la Fédération de Russie, alors que les Russes bombardent la totalité du territoire ukrainien. Vouloir la victoire de l’Ukraine tout en redoutant la défaite russe est une grande inconséquence, dont les Ukrainiens risquent de ne pas être les seuls à payer le prix 3.

Prenons garde à ne pas ignorer la signification profonde de cette guerre : celle-ci est une épreuve de vérité pour les régimes démocratiques. La victoire du camp démocratique permettra d’espérer que l’Europe, sortie plus forte et plus unie de cet affrontement, aura un jour dans sa partie orientale non pas une Russie vaincue, mais une Russie démocratique, libre et prospère.

Une version courte de cet article a été publiée dans Le Monde, le 25 janvier 2023.

Wiktor Stoczkowski est chercheur au laboratoire d'anthropologie sociale du Collège de France et directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales, à Paris. On lui doit notamment La science sociale comme vision du monde. Émile Durkheim et le mirage du salut, Paris, Gallimard, 2019

  1. Wiktor Stoczkowski, « Poutine a-t-il déclaré la guerre à l’Occident ? », voir Desk Russie
  2. Ibidem.
  3. Voir l’excellent article d’Isabelle Lasserre, « Ukraine : la guerre par procuration », Le Figaro, 25 janvier 2023. Elle y parle du « en même temps » français qui consiste à désirer une victoire de l’Ukraine tout en évitant une défaite à la Russie, avant de citer la déclaration de Camille Grand, ancien haut responsable de l’OTAN : « On ne peut plus dire qu’on veut une victoire de l’Ukraine tout en lui refusant ce qui pourrait l’aider à l’obtenir. »

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