Les effets à retardement de la guerre moderne : ce que nous apprend l’histoire

Aujourd’hui, les Occidentaux se réjouissent — à juste titre — de l’élan de solidarité suscité par l‘agression russe contre l’Ukraine, solidarité entre Européens, entre Européens et Américains, entre Ukrainiens et Occidentaux. Mais cette euphorie tend à nous faire oublier que la guerre, quelle qu’en soit l’issue, déclenche des processus incontrôlables, longtemps souterrains, et qui peuvent exploser avec une virulence inattendue au moment où on s’y attend le moins. En historienne, Françoise Thom nous propose de réfléchir non seulement à l’après-Poutine, mais aussi à l’après-guerre.

En apparence, cette agression présente des analogies avec la Seconde Guerre mondiale : conflit idéologique avec une puissance impérialiste animée d’intentions génocidaires. Mais sur le terrain, nous sommes renvoyés à la Première Guerre mondiale, souvent infiniment plus traumatisante pour les combattants du front que ne le fut la Seconde. Il semble que ces effets à long terme soient mieux pris en compte par le Kremlin que par les Occidentaux, ce qui explique peut-être l’acharnement de Moscou à poursuivre un affrontement sanglant sans définir de buts de guerre explicites : c’est la guerre pour la guerre que semble mener le Kremlin, même si l’horizon de la victoire semble reculer chaque jour.

Revenons en arrière. Le premier triomphe de Poutine a été l’installation à Grozny réduite en un tas de ruines d’un satrape docile, Ramzan Kadyrov, une brute épaisse capable de mater son peuple rebelle pour le compte de Moscou tout en l’humiliant et le dégradant par sa personnalité primitive portée sur l’exhibitionnisme. Toutefois, bien des observateurs s’accordent pour estimer que ce sont les leçons tirées par Moscou de la guerre russo-géorgienne de 2008 qui ont incité le Kremlin à chercher à réitérer cette réussite en Ukraine. En effet, par cette intervention menée à peu de frais, le Kremlin a décroché le gros lot. Non content de faire tomber sa bête noire, le président Mikheïl Saakachvili, et d’entamer le démantèlement de l’État géorgien, il est parvenu à installer sous la couverture d’un oligarque local, Bidzina Ivanichvili, enrichi en Russie (sa fortune se chiffrerait à 4,7 milliards d’euros soit un quart des ressources de la Géorgie), un gouvernement de collaboration qui a progressivement jeté le masque, allant jusqu’à arrêter l’ancien président et le laisser dépérir en prison, permettant à Poutine de savourer avec délice une vengeance longuement mûrie.

Aujourd’hui, nous retrouvons dans la bouche du premier ministre géorgien Irakli Garibachvili les arguments typiques des collabos que les Français connaissent bien, s’ils ont le souvenir de la rhétorique des années de l’occupation allemande. Celui de « l’intérêt national » soi-disant menacé par les Anglo-saxons : ainsi Garibachvili a refusé, « dans l’intérêt national de la Géorgie », de se joindre aux sanctions occidentales : celui de la « préservation de la paix ». Dans son ultime message aux Français, le 20 août 1944, le maréchal Pétain déclarait : « Je n’ai eu qu’un seul but : vous protéger du pire. Et tout ce qui a été fait par moi, tout ce que j’ai accepté, consenti, subi, que ce fût de gré ou de force, ne l’a été que pour votre sauvegarde ». Comme Pétain, comme Kadyrov, Garibachvili pose au « bouclier du peuple » en accusant le gouvernement ukrainien de vouloir « ouvrir un deuxième front » dans la confrontation avec la Russie, avec le soutien de l’opposition géorgienne, reprenant mot pour mot les propos de la propagandiste Margarita Simonian pour laquelle « tout ce remue-ménage a pour but de nous ouvrir un deuxième front ». « Malheureusement, il y a encore des tentatives d’introduire la guerre ukrainienne dans notre pays », déplore Garibachvili. Il affirme : « Rappelons-nous à nouveau quels ont été les résultats de l’année. Aujourd’hui, l’Ukraine a déjà perdu 20 % de son territoire, des dizaines de milliers de personnes sont mortes, les dégâts n’ont pas encore été calculés, bien qu’on dise qu’ils sont de 700 à 800 milliards de dollars (et selon certaines estimations, un billion de dollars). Et nous voyons que la guerre ne s’arrête pas. Nous devons donc gérer notre propre pays sans émotions… Nous devons continuer à avancer et à protéger les intérêts nationaux de notre pays.» Garibachvili souffre visiblement ces derniers temps d’une poutinite aiguë. Après l’adoption en première lecture du projet de loi sur les « agents d’influence étrangère » calquée sur le modèle de la loi liberticide russe, il se félicite de ce que son pays « appartient aux patriotes ». Il qualifie les partis d’opposition de terroristes, insinue qu’ils « auraient pu tuer quelques jeunes » pour déstabiliser le pays, affirme que 100 députés au Parlement européen sont accusés de corruption et qu’on ne peut pas « laver le cerveau de la Géorgie » ; il qualifie les politiciens ukrainiens de « mauvais perdants » et laisse entendre que Zelensky est impliqué dans les manifestations en Géorgie. Outre les agents de l’étranger, il a aussi vu des satanistes parmi les manifestants à Tbilissi. Selon lui, avec sa « résolution honteuse » sur l’état de santé de l’ex-président emprisonné Mikheïl Saakachvili, le Parlement européen « a ouvertement reconnu que Saakachvili est leur agent et qu’ils font tout pour sauver leur agent ». Le Kremlin ne peut que se délecter au spectacle de l’abaissement de ce peuple autrefois si fier : « Tbilissi a avoué avoir peur de la Russie », titre avec satisfaction le quotidien russe Nezavissimaïa Gazeta. Tbilissi « craint la répétition des événements ukrainiens en Géorgie », résume Courrier International. Mais il ne faut pas pour autant négliger les piqûres de rappel. Comme l’écrit Margarita Simonian sur sa page Facebook, « en cas de répétition d’août 2008, personne ne prendra de gants avec la Géorgie et on n’enverra pas de troupes là-bas, mais on se contentera de bombarder Tbilissi sans états d’âme ».

Manifestation à Tbilissi le 24 février dernier. Photo :  Mariam Nikuradze
Manifestation à Tbilissi le 24 février dernier. Photo : Mariam Nikuradze

Ainsi, le supplice infligé à l’Ukraine est aujourd’hui utilisé par le Kremlin pour ramener dans le rang les nations rétives. On constate la même tactique en Moldavie. Selon l’historien Vitali Andrievski, les plans de Moscou étaient initialement de déstabiliser le pays et de s’emparer du pouvoir grâce à une intervention militaire. Moscou s’efforçait de convaincre les Gagaouzes de créer une république populaire de Gagaouzie qui devait demander le rattachement à la Russie. Ce sont les déboires en Ukraine qui ont fait capoter le plan d’une intervention militaire. Il a fallu passer au plan B, élaboré longtemps avant 2014. Celui-ci misait sur l’asphyxie économique de la Moldavie. Moscou veut maintenant reproduire le scénario Ivanichvili qui lui a si bien réussi en Géorgie et propulser au pouvoir Ilan Shor, un richissime oligarque israélo-moldave. Les manifestants pro-russes qui défilent à Kichinev, acheminés de province en bus et rétribués de quelques leis, ont pour slogan « paix en Moldavie », sous-entendu : ne soutenons pas l’Ukraine, entretenons de bonnes relations avec la Russie.

Dans le domaine de la politique étrangère, les suites de la guerre russo-géorgienne n’ont pas été moins prometteuses. La mouvance kremlinophile en Occident s’est solidifiée, et a commencé à apporter un soutien inestimable à la politique de puissance de Moscou. Les Occidentaux se sont lancés à corps perdu dans le projet Nordstream 2 et dans le transfert de technologies militaires à la Russie qui a entrepris de moderniser son arsenal. Insensiblement, parmi les kremlinophiles occidentaux, se cristallise un noyau de collabos, répercutant les thèmes de la propagande russe, assurant le lobbying de projets contraires à la sécurité de leurs pays et de l’Europe. Tout cela convainc le Kremlin que par des démonstrations de forces décomplexées l’on peut faire d’une pierre deux coups : installer des satrapes à la tête des pays voisins et propulser des collaborationnistes dans les cercles dirigeants des pays occidentaux. Jusqu’en 2021, cette politique semblait devoir aller de succès en succès. Mais cette année-là, Poutine essuya deux échecs dont il ne prit pas la mesure. Donald Trump ne fut pas réélu, et en Allemagne la CDU présidée par le très russophile Armin Laschet, le successeur désigné par Merkel, fut battue aux élections. Poutine n’en tint pas compte et passa à la phase suivante de son grand dessein, la marginalisation de l’OTAN et des États-Unis en Europe. Cette fois, la démonstration de force devait avoir lieu en Ukraine. Dans un premier temps, les choses ne se passèrent pas comme prévu : l’Ukraine résista et l’Occident fit bloc.

Est-ce à dire que le projet européen de Moscou est définitivement condamné ? Pour répondre à cette question, nous devons prendre en compte l’impact psychologique à long terme de cette boucherie au cœur du continent européen. Et c’est précisément là qu’un retour sur la Première Guerre mondiale peut nous ouvrir des pistes de réflexion. Reportons-nous d’abord aux extraits de la correspondance des poilus relevés par la censure militaire1. Il en ressort d’abord un dégoût profond de la démocratie parlementaire, des partis et des politiciens, ce « ramassis d’ordures qui traînent sur les bancs de la Chambre des députés, du Sénat et d’ailleurs »: « Notre République, qui aurait dû être le gouvernement idéal, n’a été et n’est qu’un régime de pourriture ». « On se fait tuer pour engraisser une bande de voleurs et d’assassins ». « La pourriture [de l’arrière] monte jusqu’à nous et nous donne un profond dégoût de l’humanité. La magistrature, les journalistes, les hommes politiques, tous se trouvent compromis… » « Un seul de nos poilus, quand il est honnête, vaut mieux que toute l’infecte smala qui nous gouverne ». « Franchement, un Robespierre ne serait pas de trop ! » Il en ressort surtout un rejet radical de tous les idéaux, un cynisme à toute épreuve, un fond de misanthropie noire : « Ceux qui vendent la France ont bien tué chez nous l’idée de patrie ». « Le grand ressort est cassé : on ne croit plus aux grands mots ». « Nous sommes vraiment trop bêtes ». « Jamais je n’aurais cru que le monde fût si bête et méchant à la fois ». « Je hais la société, le monde ne mérite pas qu’on se sacrifie ». Et enfin un sentiment d’impuissance désespérée : « J’étouffe d’impuissance ». « Ce qui me fait rager, c’est la placidité avec laquelle les autres soldats acceptent cette réclusion. […] Ce n’est pas par courage, c’est par lâcheté qu’ils vont se faire tuer, car ils ont peur de se révolter. » « Nous ne sommes plus que des brutes ». « Une énorme lassitude morale et physique nous abaisse au niveau de mécanismes inconscients ». « Nous sommes pris dans un engrenage dont on ne peut sortir ». Ce thème est récurrent : « Nous sommes pris dans la roue et il nous faut tourner ». Un médecin auxiliaire définit l’état d’esprit du poilu comme un « nihilisme généralement résigné ».

Le témoignage des écrivains qui ont vécu la guerre confirme ces dispositions. Drieu La Rochelle note dans son Journal : « Partant pour la guerre […] j’avais reçu pour la première fois de ma vie l’impression écrasante, définitive, qu’un homme est noyé dans l’humanité.[…] J’étais une fourmi entièrement engluée dans la fourmilière.[…] C’est ainsi qu’agonisait l’individualisme trois ans avant la Révolution d’Octobre »2.

thom poilus
Poilus dans les tranchées // Musée de la grande guerre. Pays de Meaux

Mais c’est Céline qui a su exprimer de la manière la plus saisissante le sentiment de révolte qui bouillonne dans l’âme du soldat : « Le colonel, c’était donc un monstre ! A présent, j’en étais assuré, pire qu’un chien, il n’imaginait pas son trépas ! Je conçus en même temps qu’il devait y en avoir beaucoup des comme lui dans notre armée, des braves, et puis tout autant sans doute dans l’armée d’en face. [ …] Avec des êtres semblables cette imbécillité infernale pouvait continuer indéfiniment… Serais-je donc le seul lâche sur la terre ? Pensais-je… Perdu parmi deux millions de fous héroïques et déchaînés et armés jusqu’aux cheveux ?… Plus enragés que les chiens, adorant leur rage (ce que les chiens ne font pas) […] On est puceau de l’Horreur comme on l’est de la volupté […]. Qui aurait pu prévoir avant d’entrer vraiment dans la guerre, tout ce que contenait la sale âme héroïque et fainéante des hommes ? […] C’est des hommes et d’eux seulement qu’il faut avoir peur, toujours. »3 Drieu comme Céline incriminent la démocratie. A leurs yeux, c’est elle qui a inventé les carnages modernes, les guerres qui font des millions de morts. « Le petit bourgeois, le fils du peuple, envoie à la mort quand il est ministre aussi bien et mieux que le noble et le prince. L’instituteur dans sa morgue rationaliste vous arrange en un tour de main une hécatombe d’un million d’hommes »4.

La discipline de l’Union sacrée en Ukraine empêche que nous puissions nous représenter l’état d’esprit des soldats ukrainiens au fond de leurs tranchées glaciales, essayant de survivre d’un jour à l’autre, pendant des semaines et des mois. Certes, la guerre pour eux est loin d’être absurde comme elle pouvait le paraître aux yeux des combattants de la Première Guerre mondiale, puisqu’il s’agit de la survie de la nation. Mais sous le feu nourri de l’artillerie ennemie, voyant se resserrer autour d’eux l’étau des hordes russes, eux aussi peuvent en arriver à ce « nihilisme généralement résigné » dont parle le médecin militaire français cité plus haut. Eux aussi peuvent mépriser et haïr les planqués de l’arrière, les politiciens et leurs beaux discours. Eux aussi peuvent soupçonner des trahisons.

On comprend dès lors pourquoi Poutine cherche à prolonger la guerre : dans la durée, elle agit sur les esprits exactement comme la propagande du Kremlin, elle insuffle le dégoût de la démocratie et du parlementarisme, le mépris de la raison, le cynisme, le soupçon, le sentiment d’impuissance, la passivité et la préoccupation obsessionnelle des nécessités immédiates de l’existence — la nourriture et le sommeil. La guerre est une bombe à retardement placée par Poutine sous le jeune État ukrainien. Elle est un incubateur de collabos, comme le montrent les cas français, tchétchène, géorgien. En France, la haine du parlementarisme éclose dans les tranchées a alimenté les partis extrêmes, l’extrême droite comme l’Action française et la gauche de plus en plus tentée par le communisme. Ce que Bernanos avait vu : « La guerre moderne, la guerre totale, travaille pour l’État totalitaire, elle lui fournit son matériel humain. Elle forme une nouvelle espèce d’hommes, assouplis et brisés par l’épreuve, résignés à ne pas comprendre, à « ne pas chercher à comprendre », selon leur mot fameux, raisonneurs et sceptiques en apparence, mais terriblement mal à l’aise dans les libertés de la vie civile qu’ils ont désappris une fois pour toutes, qu’ils ne réapprendront plus jamais »5. La trajectoire de Drieu la Rochelle, telle qu’elle apparaît dans son Journal, est significative. Déçu par les Allemands (il écrit le 3 février 1945 : « J’ai vu d’assez près les Allemands pour les trouver aussi idiots que les Français »6), il commence à regarder du côté de Moscou : « L’humanité est épuisée par les mots ; elle a besoin de sommeil, de barbarie. C’est pourquoi les Russes l’emporteront et balaieront tout » (17 décembre 1942)7. « Bientôt les Russes vont se servir de l’arme de l’Europe aux Européens contre les Américains et les Anglais » (26 décembre 1942)8. « Il y a dans le philosoviétisme des gaullistes quelque chose de profond. D’abord l’éternelle tendance de la France à travailler contre l’Europe (quand ce n’est pas elle qui la fait), et ensuite la profonde destitution des bourgeois » (1er mars 1943)9. Et surtout : « Ma haine de la démocratie me fait souhaiter le triomphe du communisme » (2 septembre 1943)10.

Reste à évaluer l’impact psychologique de la guerre sur les Russes. On note dans l’armée la même haine de « l’arrière » corrompu, avec en prime un mépris cinglant du commandement dont Prigojine et Guirkine se font l’écho. Mais c’est la « résignation nihiliste » qui prévaut, d’autant plus facilement que la propagande poutinienne l’a cultivée depuis deux décennies. En revanche, les élites sont en train de prendre acte d’une réalité désagréable et infiniment humiliante pour elles : le projet d’autosuffisance et de « souveraineté » de la Russie imposé par Poutine conduit le pays à la récession et au déclassement. Malgré leur arrogance, les élites russes sont forcées de se rendre à l’évidence : sans l’Europe la Russie n’est plus qu’une périphérie du continent, délabrée et presque vide, incapable même d’exploiter durablement ses ressources naturelles, encore plus incapable de produire des richesses, et le pire à leurs yeux : incapable de fabriquer des armes modernes. Il s’ensuit que les successeurs de Poutine vont être obligés de lancer une politique de « reset » en direction de l’Europe et des États-Unis. Mais à cause de leur expérience calamiteuse avec l’autarcie, ils seront doublement résolus à imposer leur hégémonie à l’Europe, à faire travailler les Européens à la puissance de l’État russe. Ils se souviendront que l’empire des tsars a été bâti par les Européens. Ils feront des concessions symboliques, bien décidés à éviter les erreurs de Poutine, et à ne pas révéler prématurément aux Européens leur ambition de domination. Et là encore, le capital de terreur accumulé durant la guerre contre l’Ukraine leur sera fort utile. Si le courant républicain isolationniste l’emporte aux États-Unis, les réseaux russophiles referont surface partout en Europe, et nos collabos pourront se positionner en défenseurs de « l’intérêt national », soucieux d’épargner à nos concitoyens le sort de l’Ukraine.

francoise thom

Études de lettres classiques, a séjourné 4 ans en URSS en 1973-8, agrégée de russe, a enseigné l'histoire de l'URSS et les relations internationales à Paris Sorbonne.

Notes

  1. Toutes ces citations ont été puisées dans l’ouvrage de Jean Nicot, Les poilus ont la parole, Editions Complexe, 2003
  2. Drieu la Rochelle, Journal, 1939-1945, Gallimard, 1992, p. 484-5
  3. Céline, Voyage au bout de la nuit, Folio, p. 13-15
  4. Drieu la Rochelle, Journal, 1939-1945, Gallimard, 1992, p. 249
  5. Georges Bernanos, La France contre les robots, in : Scandale de la vérité, Editions Robert Laffont, 2019, p. 1067
  6. Drieu la Rochelle, Journal, 1939-1945, Gallimard, 1992, p. 448
  7. Drieu la Rochelle, Journal, 1939-1945, Gallimard, 1992, p. 317
  8. Drieu la Rochelle, Journal, 1939-1945, Gallimard, 1992, p. 320
  9. Drieu la Rochelle, Journal, 1939-1945, Gallimard, 1992, p. 332
  10. Drieu la Rochelle, Journal, 1939-1945, Gallimard, 1992, p. 353

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