Navalny, journal de prison (suite)

En prison, Alexeï Navalny lutte vaille que vaille sans céder au désespoir et fait toujours le récit, mi-drolatique, mi-épouvantable, des menus événements qui jalonnent son existence de détenu. Les pages qu’il dicte à ses avocats livrent aussi son éphéméride personnelle : il y a deux ans, rappelle-t-il, il était incarcéré dès son retour en Russie. À l’occasion de cet « anniversaire », pour que sa voix porte davantage par-delà les murs de sa prison, son équipe et ses partisans ont lancé une campagne internationale, #FreeNavalny.

12 janvier

En deux ans derrière les barreaux, ma seule histoire vraiment originale, c’est celle du cinglé [voir l’entrée du 22 décembre du journal, NDT]. Tout le reste a eu lieu et a été décrit maintes fois. Ouvrez n’importe quel livre d’un dissident soviétique et vous y trouverez à tout bout de champ le quartier disciplinaire, les grèves de la faim, la violence, les provocations, le manque de soins médicaux, etc. Rien de nouveau, en somme. Mais le truc du cinglé est vraiment nouveau, du moins je ne l’ai jamais lu ou entendu.

Alors, qu’est-ce que le mitard, que je ne quitte plus ? C’est un couloir étroit avec des cellules de chaque côté. Les portes métalliques ne retiennent presque pas le bruit, en plus les bouches de ventilation sont placées au-dessus des portes, de sorte que deux détenus dans des cellules qui se font face peuvent se parler sans même élever la voix. C’est la raison pour laquelle il n’y a jamais eu personne dans la cellule en face de la mienne, pas plus que dans les huit cellules de ma section du quartier disciplinaire. J’y étais seul et pas une fois je n’ai vu d’autres prisonniers punis (sauf, bien sûr, mon compagnon de cellule, le tractoriste).

Puis, il y a un mois environ, on a installé un fou dans la cellule d’en face. Au début, je pensais que c’était un simulateur. Très actif et caricatural. Demandez à un enfant d’imiter un fou, et c’est à peu près ce qu’il va faire. Des hurlements, des grognements, des coups, des aboiements, des conversations qu’il tient à lui seul en prenant trois voix différentes. À ceci près que les mots de mon psychotique sont aux deux tiers des obscénités.

On voit beaucoup de vidéos en ligne de personnes qui croient être possédées par des démons et des diables. Ici, c’est très similaire : périodiquement, le hurlement rauque venu des entrailles (de ses trois compositions, c’est celles que je préfère) se met en marche sans plus cesser pendant des heures. C’est pourquoi j’ai renoncé à penser qu’il simulait — il est impossible à un individu normal de hurler quatorze heures chaque jour et trois heures chaque nuit durant un mois. Et quand je dis « hurler », je parle d’un hurlement qui fait gonfler les jugulaires de celui qui l’émet.

Voilà le tableau. Depuis un mois, je ne m’en remets pas et à chaque contrôle je commence par demander qu’on emmène ce cinglé. Impossible de dormir la nuit et de lire pendant la journée. Ils ne le font pas partir et soulignent sur un ton particulier la chose suivante : c’est un condamné comme vous.

Alors un nouvel éclairage a été apporté à cette affaire : le cinglé était incarcéré ailleurs (sa peine est de vingt-quatre ans, il a très probablement tué quelqu’un), il y a un mois ils l’ont transféré chez nous exprès, et maintenant ils le gardent en permanence dans le quartier disciplinaire pour qu’il m’empêche de m’ennuyer, si je puis dire.

Je dois admettre que l’idée fonctionne : je ne peux ni m’ennuyer ni dormir normalement. Il est particulièrement réjouissant d’être malade : le jour, tu végètes avec de la fièvre dans ta cellule en rêvant de la nuit, ce moment où l’on détachera ta couchette et te donnera un matelas ; et la nuit, tu écoutes le glapissement vigoureux de ton voisin. Tout le monde sait que la privation de sommeil est l’une des tortures les plus efficaces qui soient, mais formellement, il n’y a aucune raison de chipoter : un type comme moi a lui aussi été placé dans une cellule de punition, et l’administration décide seule quelles cellules attribuer à quels prisonniers.

Mais, dans pareille situation, c’est toujours autre chose qui m’étonne.

Ils avaient un plan, voyez-vous. Quelqu’un l’a conçu et l’a concrétisé au niveau régional ou fédéral — on ne peut pas transférer un condamné comme ça, il y a une règle qui veut que l’on purge toute sa peine dans une même colonie pénitentiaire. La directive est donc venue d’en haut : « Mettez-le sous pression. » Les généraux et les colonels subordonnés se sont réunis : « Bien, comment allons-nous le mettre sous pression ? » Quelqu’un qui voulait se distinguer a dit : « Nous avons un malade dans tel pénitencier, il hurle jour et nuit. Amenons-le à Navalny.

— Oui, oui. Excellente idée, camarades officiers. Camarade colonel, exécution et au rapport. »

Je ne serais pas surpris qu’ils aient carrément extrait cet agité de l’hôpital de la prison et l’aient déclaré sain d’esprit pour pouvoir le détenir dans la cellule d’en face afin qu’il me divertisse.

La morale de l’histoire est simple : le système carcéral russe, le service fédéral d’application des peines, est dirigé par une véritable brochette non seulement de crapules, mais de véritables pervers. Tout est toujours tordu dans leur système : ces fameux viols avec une serpillière, ces thermoplongeurs qu’on vous enfonce dans l’anus, etc. Des trucs qui ne viendraient pas à l’idée de sales types normaux.

Tout ce que vous lisez sur les horreurs et les crimes fascistes de notre système carcéral est vrai. À une rectification près : la réalité est encore pire.

navalny cellule interieur
Réplique de la cellule de Navalny installée devant l’ambassade russe à Berlin. Photo : Dasha Dudley

17 janvier

Cela fait exactement deux ans que je suis rentré en Russie. Ces deux ans, je les ai passés en prison. Et lorsqu’on écrit un tel post, qu’on le veuille ou non, on se demande : combien d’autres posts d’anniversaire de ce genre me reste-t-il à écrire ?

Mais la vie et les événements tout autour soufflent eux-mêmes la réponse : peu importe combien. Notre malheureuse patrie à bout de souffrances a besoin d’être sauvée. Elle a été détroussée, blessée, entraînée dans une guerre agressive et transformée en une prison dirigée par les crapules les plus malhonnêtes et les plus fourbes. Toute opposition à cette clique — si symbolique soit-elle au regard de mes capacités limitées actuelles — est importante.

Comme il y a deux ans, je déclare que la Russie est mon pays. Je suis né et j’ai grandi ici, mes parents sont ici, j’ai fondé une famille ici — j’y ai trouvé la personne que j’aime, j’ai eu des enfants. Je suis un citoyen à part entière et j’ai le droit de me coaliser avec ceux qui pensent comme moi et d’avoir une activité politique. Et nous sommes nombreux, plus nombreux certainement que les juges corrompus, les propagandistes menteurs et les voleurs du Kremlin.

Je n’entends pas leur remettre mon pays, et je crois que les ténèbres disparaîtront. Mais tant qu’elles persisteront, je ferai ce que je peux, j’essaierai de faire ce qu’il faut et j’appellerai chacun à ne pas céder au découragement.

La Russie sera heureuse !

25 janvier

J’ai déjà cité cette grande phrase au moment de ma toute dernière prise de parole, mais les mots de Luna Lovegood, extraits de Harry Potter, sont si essentiels pour le monde dans lequel nous vivons qu’il n’est pas vain de les répéter : « Il est très important de ne pas se sentir seul. Si j’étais Voldemort, je m’arrangerais pour que tu te sentes complètement isolé. »

J’ai appris par mes avocats qu’une campagne de soutien et des actions avaient été lancées dans des villes du monde entier. Je vois cela, bien sûr, comme une campagne en faveur de la libération de tous les prisonniers politiques en Russie et au Bélarus, dont mon nom est l’un des symboles.

Les Voldemort de notre monde — Poutine, Loukachenko, Khamenei et Maduro — veulent que nous qui refusons de nous soumettre à leur pouvoir, nous sentions seuls, abandonnés, misérables et oubliés face à leurs machines de mensonge, de corruption et de déshumanisation.

Et il est vraiment primordial — quand on est en prison, on s’en rend compte avec une acuité particulière — de ne pas se sentir seul. Se sentir seul aujourd’hui, c’est être brisé demain.

Je salue, remercie et embrasse tous ceux qui font en sorte que moi et d’autres puissions sentir à chaque seconde de la vie carcérale, si difficile soit-elle, que nous ne sommes pas seuls.

26 janvier

Je tiens ma promesse.

Pendant le tournage du film Navalny (qui n’avait pas de titre à l’époque) [voir l’entrée du 13 janvier 2022 du journal, NDT], Ioulia [Navalnaïa] et Odessa [Rae], qui a coproduit le film, sont venues me voir pendant une pause. Toutes deux portaient des blousons de cosmonaute si drôles que j’ai demandé qu’on nous prenne en photo. Constatant que la photo était marrante, nous avons aussi conclu qu’il était malheureusement impossible de la publier sur Instagram : le tournage était confidentiel et nous avons fait en sorte de le garder secret.

Alors j’ai dit pour plaisanter : « Je la publierai quand votre film sera nommé aux Oscars. »

Le 24 janvier, le documentaire Navalny a été nommé aux Oscars.

Comme vous le savez, je n’ai pas vu le film, mais si, avant, je pouvais écrire une lettre à Roher, le réalisateur, et à tous les membres de l’équipe de tournage pour leur dire qu’ils sont super cool et terriblement talentueux, parce que je le pense vraiment, maintenant c’est un fait reconnu.

Je me rappelle le jour où j’ai rencontré ce couple bizarre — le réalisateur canadien, dont la caméra était rafistolée avec du ruban adhésif, et sa productrice rousse, qui parle japonais — et c’est une chance que, de façon inattendue pour moi à l’époque, j’aie accepté de faire ce film.

Leurs yeux brûlaient et je me suis dit que c’était bien de travailler avec des gens aux yeux brûlants.

Ce film, c’est l’immense travail d’une grande équipe de personnes formidables. Je les félicite de tout cœur d’avoir obtenu, pour ce travail, une si haute marque d’estime amplement méritée.

30 janvier

Peut-être qu’ils mènent vraiment une sorte d’expérimentation. Si vous suivez mes aventures en prison, vous n’allez pas le croire. C’est la cinquième fois qu’ils font ça !

Vous vous souvenez de mon conducteur de tracteur, qui a été jeté dans ma cellule par les matons et libéré uniquement pour qu’il reste vingt-quatre heures à l’infirmerie remplie de malades de la grippe et du Covid ? Eh bien, ça peut se faire une fois, ou deux, allez trois, si vous passez ouvertement toutes les bornes. Mais ils ont pris cet homme pour la cinquième fois, figurez-vous, en déclarant : « Il est très, très malade », ils l’ont hospitalisé, et, vingt-quatre plus tard : « Oh, il est en parfaite santé », pour le renvoyer dans ma cellule.

L’autre truc à savoir, c’est que le tractoriste a fini par rester avec moi dans la cellule disciplinaire deux mois durant. Pendant ce temps, il lui était interdit d’accéder au magasin de la prison et d’y acheter des produits d’hygiène de base, or il n’avait ni brosse à dents, ni dentifrice, ni savon.

Il doit y avoir un biologiste amateur au sein du service fédéral d’application des peines. Vous savez, comme les jeunes naturalistes d’autrefois : « Ce scarabée pourra-t-il voler si je lui arrache les pattes ? » C’est pareil ici, un biologiste amateur du service fédéral entend vérifier combien de fois une personne peut attraper la grippe si un tractoriste alcoolique sert de vecteur de l’infection.

L’arrogance ostentatoire est impressionnante, ça oui.

31 janvier

Je lis Martchenko, un dissident soviétique qui a passé la moitié de sa vie en détention et est mort en 1986 après une grève de la faim. Il décrit son séjour en prison dans les années 1960 [Anatoli Martchenko (1938-1986) est l’auteur de Mon témoignage, sur les camps de prisonniers politiques en URSS dans les années 1960, diffusé en samizdat en 1967, NDT].

À chaque page, je suis frappé non par la similitude des systèmes, mais plutôt par leur identité : c’est un seul et même système.

Je cite ici, par exemple, un extrait de son chapitre sur le quartier disciplinaire :

« La durée [de passage au quartier disciplinaire] est limitée — pas plus de quinze jours. Mais cette règle peut être aisément contournée par le directeur. On vous relâchera dans le camp le soir et, le lendemain, vous serez de nouveau mis en cellule disciplinaire pour quinze jours supplémentaires. Pour quelle infraction ? On trouve toujours quelque chose : il s’est campé devant la porte de sa cellule pour en occulter le judas, il a ramassé un mégot pendant la promenade, il a répondu grossièrement au directeur. Les quinze jours de plus, on les obtient pour un rien. […] Une fois, j’ai été maintenu dans une cellule de punition, à Karaganda, pendant quarante-huit jours, puis libéré uniquement pour qu’on me lise un nouvel ordre de “placement dans le quartier disciplinaire”. L’écrivain Iouli Daniel, au camp de Doubrov, a été puni deux fois de suite pour avoir été “impoli avec une sentinelle”. »

Comparez ça avec mes quatre mois en cellule disciplinaire — le schéma est le même. En tout point. La faim, la nourriture, les cigarettes, les parloirs, la transmission de colis et le magasin, ce autour de quoi gravite l’univers du zek. Seul changement notable : il y a désormais de l’eau et une canalisation dans les cellules, et la « norme alimentaire réduite » — autrement dit, la torture officielle par la faim — a été supprimée. La corruption, elle, a augmenté.

Certains diront : « On a aussi renoncé à la privation de colis et de visites pour raison disciplinaire. » Euh, regardez-moi. Je suis à Melekhovo depuis sept mois, et pendant cette période j’ai eu 1 (un) appel, 1 (un) colis et 0 (zéro) visite.

Oui, le système carcéral soviétique a été humanisé, dans une certaine mesure, après la mort de Staline, sous le régime duquel il y avait de véritables camps de la mort ; mais il est resté inchangé par la suite. Ce système n’a aucun rapport avec la rééducation des criminels, il vise uniquement à déshumaniser le prisonnier, à le brimer et à satisfaire aux ordres illégaux des autorités politiques du pays. Sera libéré qui doit l’être, verra sa peine prolonger sans difficulté qui en a besoin, et celui que vous désignerez, nous le tuerons et le déclarerons officiellement mort d’une pneumonie.

Le système carcéral russe, c’est donc toujours le goulag soviétique, on a seulement mis une chapelle dans chaque pénitencier. Ce système ne peut faire l’objet d’aucune réforme et, dans la Belle Russie de l’Avenir, il devra être entièrement reconstruit.

1er février

Le plus grand tourment en prison, c’est, bien sûr, de ne pas voir les visages de ses proches, de ne pas parler avec ceux que l’on aime. Je n’ai pas eu de visites depuis huit mois, et hier on m’a annoncé que j’allais être transféré dans le quartier d’isolement pour la durée maximale : six mois. Les visites y sont interdites. Cela fera plus d’un an sans aucune visite. Même les psychopathes et les tueurs en série condamnés à perpétuité ont droit à des visites, moi pas.

Bon, les épreuves endurcissent un homme (mais je ne comprends pas, en vérité, pourquoi elles devraient endurcir mes enfants). Et l’essentiel : quand il t’arrive une chose pareille, tu comprends d’autant plus vivement l’importance de lutter contre ce pouvoir sans scrupules, de faire ne serait-ce que quelque chose pour délester la Russie du joug de ces crapules et dissiper ce poison avec lequel elles ont embrumé la tête de millions de gens.

Essayons de rester forts et de faire ce que nous pouvons chaque jour.

7 février

Je ris trois fois par jour au minimum, même quand je suis seul dans ma cellule. Tout ça vient de la musique. J’ai commencé à me mettre en colère à cause d’elle. Chaque cellule est équipée d’un poste de radio. Et du matin au soir ces postes diffusent des stations de radio atroces, qui passent sans arrêt Gazmanov [Oleg Gazmanov est un chanteur de variétés d’inspiration très patriotique ; en raison de son soutien à l’invasion de l’Ukraine, il fait l’objet de sanctions occidentales, NDT]. Alors j’ai fait des réclamations pour que l’on mette Europa Plus [station de radio musicale privée, qui diffuse des tubes contemporains russes et occidentaux, NDT] ne serait-ce qu’une à deux heures par jour.

Quand je réclame quelque chose, les geôliers font exactement le contraire, c’est clair et net. Par exemple, depuis que j’ai demandé que l’on me prête un stylo et du papier plus longtemps (c’était une heure et demie par jour), cette durée a été écourtée, je n’y ai droit que trente-cinq minutes. Pour la musique, il s’est passé la même chose. Après ma réclamation, ils ont éteint les stations musicales dans le quartier disciplinaire et la zone d’isolement et n’ont laissé qu’une station d’information, Radio Rossiïa. Vingt-quatre heures de mensonges et de publicités pour des médicaments.

Mais ce n’est pas tout ! Que va faire un employé du service fédéral d’application des peines s’il veut t’enquiquiner avec de la musique ? Absolument ! Il va mettre de la musique classique. Il considère que c’est une torture et une punition. Désormais, au petit déjeuner, au déjeuner et au dîner, on entend de la musique classique dans les cellules.

Je ne suis pas du tout connaisseur, mais je peux en écouter. Sauf qu’une des œuvres jouées est mortellement sinistre, ça ressemble à une marche funèbre. Et quand le gamelleur tend la nourriture à travers le guichet de la porte, il pose le morceau de pain sur la tasse pour qu’il n’y ait pas de contact. Cela rappelle la façon dont on dépose le pain sur un verre de vodka au moment du repas de commémoration funéraire. D’ailleurs, ici on nous donne souvent une sorte de bouillie de riz qui fait penser au plat russe des funérailles, la koutia.

Me voilà assis à table dans ma cellule, vêtu de mon costume noir de zek, je mange de la koutia de deuil ; à côté, ma tasse est couverte d’un morceau de pain, et on joue une marche funèbre. À ce moment-là, j’imagine que Twitter et Instagram retransmettent la scène en direct et que vous voyez tout ça. Je ne peux me retenir de rire. Je suis l’homme le plus joyeux de ce repas de commémoration des défunts 😉

Traduit du russe par Ève Sorin

© Desk Russie

Homme politique russe, prisonnier politique, fondateur de la Fondation de lutte contre la corruption (FBK), considéré comme le principal opposant à Vladimir Poutine

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Navalny, journal de prison (fin)

C’est avec une émotion particulière que Desk Russie a sélectionné quelques-unes des dernières publications d’Alexeï Navalny, selon un principe simple : donner à entendre sa voix la plus personnelle.

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