Nous publions, en feuilleton, le troisième volet du livre du philosophe russo-américain Avant la fin de l’histoire ? Les facettes de l’anti-monde russe (New-York, Freedom Letters, en russe). L’auteur y introduit notamment un nouveau concept, l’ontocide, la destruction totale de tout ce qui existe, qui semble animer le régime poutinien.
Dostoïevski, dans une nouvelle intitulée Bobok parue en 1873, imagine un héros qui erre dans un cimetière après avoir fait la noce et se met à entendre les conversations des morts. La conscience ne les quitte que peu à peu et ils disposent de quelques semaines pour procéder à un examen de leur vie et se repentir. Toutefois, c’est surtout pour eux un joyeux moment d’affranchissement de tous les carcans moraux :
« Diable ! enfin ! le tombeau, ça signifie quelque chose. Nous allons chacun raconter à haute voix notre histoire et cesser d’avoir honte. […] Là-haut nous étions tous liés avec des cordes pourries. Brisons les cordes et vivons ces deux mois dans la vérité la plus éhontée. Dévoilons-nous ! Mettons-nous à nu !
— Mettons-nous à nu ! Mettons-nous à nu ! crièrent-ils tous1. »
Sur le cimetière flotte une épaisse puanteur, qui n’est pas seulement due à la décomposition des corps : les âmes, elles aussi, entrent en putréfaction. Et voilà qu’en pleine « fête des morts » retentit un mot étrange au sens confus : bobok2.
« Ce ne sont pas précisément des voix, mais c’est comme si quelqu’un à mon côté répétait tout le temps : « Bobok, bobok, bobok ! » Que veut dire ce Bobok ? »
La signification précise de ce mot reste un mystère pendant tout le récit, bien qu’il lui ait donné son titre. Ce n’est même pas vraiment un mot à proprement parler, plutôt une sorte d’interjection, un bredouillis – le râle d’une âme qui brûle encore un peu avant de s’éteindre.
« Il y a par exemple ici un bonhomme qui, bien qu’à peu près complètement décomposé, pourtant, une fois toutes les six semaines, marmotte un mot unique, dépourvu de sens, naturellement, qui est “bobok, bobok”… »
Ce vocable de bobok peut utilement servir à nommer d’une autre façon l’époque actuelle, comblant une lacune de la terminologie sociopolitique. Tout ce journalisme d’opinion, cette géopolitique, cette activité législative qui s’abattent sur le pays et provoquent des bouffées d’enthousiasme sont en substance du bobok. Le dernier borborygme d’une carcasse historique qui se meurt.
Le bobok est le style propre aux années 2010-2020 comme la décadence était le style de la fin de siècle, ou l’avant-garde celui des années 1910-1920. C’est un cri de ralliement, le bruit d’une dernière dépravation, d’une anti-morale belliqueuse, un bruit qui éclate quand tout est permis puisque la mort gommera tout. On pourrait écrire un traité entier sur la phonétique et la sémantique de ce mot mystérieux. La répétition du « b » que suit la voyelle « o », réduite puis ouverte en russe (prononcez « babok » avec une voix de gorge), engendre un sentiment de menace, de violence, de mort, de vide. On voit surgir Babaï, l’esprit de la nuit qui effraie les enfants turbulents dans le folklore slave, on entend gronder le tonnerre et tirer les canons. Mandelstam invente un verbe très expressif mais à la définition tout aussi incertaine, babatchit ( « maugréer avec fracas », « tonnegronder ») :
Untel siffle, untel miaule ou larmoie,
Lui seul tonnegronde et pointe un doigt3
Joseph Brodsky, lui, écrit l’énigmatique poème Les funérailles de Bobo, dont il dira : « Bobo, c’est le rien absolu4 ».
Dostoïevski se flattait d’avoir introduit dans la langue russe le verbe stouchevatsia ( « s’effacer, ne pas demander son reste »). On peut dire aujourd’hui que son bobok est un mot bien plus important pour le pays : il est la marque d’une fracassante disparition, d’une bruyante expiration suprême. La production actuelle en économie de guerre, c’est du bobok pur. Propagande bobok, presse d’opinion bobok, littérature bobok, métaphysique bobok… Le bobok a beaucoup de visages dans le monde professionnel. Le politicien bobok veut récupérer la terre du pays voisin qu’il déclare être « sous occupation ». Le professeur bobok s’exprime encore plus crûment et martèle sa formule : « Tuer, tuer et tuer5». Le propagandiste bobok promet au monde entier qu’il sera enseveli sous une avalanche de cendres radioactives et transformé en désert fumant.
Le bobok, c’est également un état de haine dévorante, une détestation du monde, une « panphobie » (du grec pan, « tout » et phobos « peur, horreur »). Il convient de distinguer la panphobie de la misanthropie ( « la haine de l’être humain »). Le misanthrope n’est pas sociable, il fuit la compagnie, méprise les gens, y compris lui-même ; il entretient une mauvaise relation avec le monde, mais c’est une relation passive, de souffrance, provoquée par sa conscience des vices et faiblesses du monde. La panphobie est un rapport émotionnellement agressif au monde, une joie mauvaise face à ses malheurs et infortunes, une volonté d’humilier et de punir. L’homme du sous-sol de Dostoïevski, qui souhaite au monde entier de s’écrouler pourvu qu’il puisse boire son thé, est l’une des premières figures du panphobe.
La panphobie se manifeste par une propagande en faveur de la guerre et de la violence en tant que moyens d’expansion géopolitique. « […] Le pays est encerclé par l’ennemi de tous les côtés », disait déjà en 2014 le Premier ministre (et ancien président) Dmitri Medvedev, après l’invasion de la Crimée. C’était un record inégalé : en quelques mois à peine, le plus grand pays de la planète parvenait à s’entourer d’ennemis. Voilà la projection à laquelle mène la haine totale à l’égard du monde. Dans sa charte, l’Union de la jeunesse eurasienne, dirigée par l’idéologue Alexandre Douguine, énonce son objectif : la domination de l’humanité entière. « Nous sommes un parti totalitaire de type intellectuel, orienté vers la conquête eschatologique du pouvoir planétaire. Une conquête rusée et cruelle… Car nous sommes les maîtres de la terre, nous sommes les enfants et les petits-enfants des maîtres de la terre. Des peuples et des pays nous ont vénérés, notre main s’est étendue sur la moitié du monde, et nos semelles ont foulé les montagnes et les vallées de tous les continents du globe. Nous réinstaurerons tout cela6. »
La panphobie est plus dangereuse encore que le fascisme ou le communisme. Elle est aux formes idéologiques totalitaires du XXe siècle ce que les armes nucléaires sont aux armes conventionnelles, puisqu’elle répand une haine totale – et non une haine dirigée contre une certaine classe, nation ou race –, une haine du monde en tant que tel. Elle est une soif de suprématie absolue sur le monde, une volonté d’y dicter sa loi ou bien de l’anéantir complètement. Le communisme soviétique, avec sa lutte des classes et sa haine des « ennemis du peuple », n’était qu’un prologue à cette panphobie, laquelle s’est mise à croître au XXIe siècle, nourrie au terreau du ressentiment et du revanchisme.
La voie qu’a suivie la Russie pendant ces trois décennies post-soviétiques peut être résumée ainsi : du sovok7 au bobok. La différence est énorme. Le sovok était un être sans scrupules et grossier, mais simplet et un peu pigeon. Il avait encore les oreilles farcies de bons préceptes, de promesses d’égalité, de fraternité et d’avenir radieux. Certaines considérations historiques, philosophiques et morales irradiaient dans son inconscient et le dotaient d’une part de bonhomie et de souplesse, présentes même dans les combats les plus rudes pour ses intérêts vitaux. Il n’était pas prêt à dépouiller sans vergogne les autres et à vendre les siens. Il était plus calme, plus équilibré et, jusqu’en 2014, il pensait que la vie pouvait encore prendre un nouveau départ.
Le bobok est dépourvu de ces illusions et de ce recul historique. Il ne lui reste qu’un seul droit, celui dont Piotr Verkhovenski parle à Stavroguine dans Les Démons de Dostoïevski : « En substance, notre doctrine est la négation de l’honneur, et c’est par le droit manifeste au déshonneur qu’il est le plus facile d’entraîner le Russe à sa suite. » Stavroguine répond : « Le droit au déshonneur ? Mais ils accourront tous, il n’en restera plus un seul sur place. » Et le bobok use de ce droit avec ferveur, comme en témoignent effroyablement à Boutcha, Izioum, Marioupol et dans les autres régions ukrainiennes occupées par les forces russes les meurtres, viols, tortures, pillages, maltraitances d’enfants et de femmes, les fosses communes anonymes. Après ses défaites honteuses sur le champ de bataille, la Russie lance des frappes punitives contre des millions de civils et les prive de chauffage, d’eau et d’électricité, et s’attaque aussi aux écoles, aux hôpitaux, aux maternités, aux crèches, aux musées…
Dans sa naïveté, le sovok pensait que l’univers devait l’aimer et le protéger comme une mère, s’extasier même devant sa grossièreté comme devant une manifestation d’espièglerie enfantine et de spontanéité. Le bobok est un sovok déçu, qui a soudainement pris conscience de sa condition d’orphelin. L’univers ne lui donnera jamais l’amour auquel il a droit. Le bobok est un sovok agressif et dépressif, qui n’attend rien de bon du monde. C’est pourquoi il est prêt à porter en premier le coup fatal, et menace le monde, depuis la tombe où il se décompose, d’une « bobokalypse »…
L’anti-existence. L’ontocide
Un conte russe célèbre s’intitule Va je ne sais où, rapporte je ne sais quoi. Tout comme le héros de ce conte, la Russie tout entière est à la recherche du néant. Il manque dans la langue politico-philosophique contemporaine le concept d’ « ontocide » (du grec ancien on, ontos : « être » + cide, « meurtre ») – la destruction totale de tout ce qui existe, la guerre contre l’être en tant que tel. Le génocide, le zoocide, l’écocide ne sont que des manifestations partielles de l’ontocide. La haine de l’existence en tant que telle est à la base d’un certain nombre de mouvements religieux et politiques, tels que l’orthodoxie des vieux-croyants, du moins en partie, le gnosticisme, l’eurasisme, le fascisme, le ruscisme8… Le monde est fondamentalement mauvais ou a été envahi par Satan et doit donc être détruit.
Dans son discours au Kremlin annonçant l’annexion de quatre régions ukrainiennes, Poutine a accusé l’Occident tout entier de satanisme : « […] la répression de la liberté prend les traits d’une “religion inversée”, d’un satanisme flagrant9. » À sa suite, le Conseil de sécurité russe et toute la propagande ont proclamé que l’objectif principal de l’opération spéciale n’était plus seulement la dénazification et la démilitarisation, mais aussi la « désatanisation » de l’Ukraine. Et cela signifiait lutter non plus contre une idéologie ou une armée, mais contre l’existence même de ce pays. L’ontocide, c’est concrètement la tactique de la terre brûlée. Cette tactique est parfois utilisée par les armées lors d’une retraite afin d’empêcher l’agresseur d’utiliser les ressources capturées, bien qu’elle soit interdite par le droit international des conflits armés. Cependant, dans la guerre actuelle, c’est l’armée attaquante qui applique la tactique de la terre brûlée, et qui dévaste de façon obsessionnelle le territoire en tant que tel, réduit en ruines des villes entières, démolit les infrastructures civiles, prive la population civile de chauffage, d’eau et d’électricité, et sape les fondements mêmes de son existence.
Dans la seule année 2022, la Russie a ravagé des centaines de villes et de villages en Ukraine, notamment Marioupol, Volnovakha, Izioum, Roubijné et Siverskodonetsk. Plus de 150 000 maisons ont été détruites ou endommagées. Quelque 8 millions de réfugiés ont quitté l’Ukraine et 8 millions d’autres sont désormais des personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays. En moyenne, les cibles civiles ont été bombardées 60 fois plus souvent que les cibles militaires. Six millions d’animaux domestiques et au moins 50 000 dauphins de la mer Noire ont péri. Des millions d’hectares de forêt ont brûlé sous les bombardements. Plus de 40 % du territoire ukrainien est miné, formant le plus grand champ de mines au monde, d’une superficie d’environ 250 000 km² (tous ces chiffres seront peut-être réévalués avec plus d’exactitude dans le futur). Voilà pourquoi on peut parler non seulement de génocide, de zoocide et d’écocide, mais aussi plus généralement d’ontocide. Cette politique d’anéantissement total est contraire non seulement au droit international, mais aussi au pragmatisme de la guerre. Même l’Allemagne nazie s’était efforcée de ne pas détruire plus que ce qui était nécessaire à la victoire militaire, afin de pouvoir utiliser ces terres pour son développement futur.
La haine ou la méfiance envers l’existence en tant que telle est un état d’esprit courant en Russie. Le néant est jaloux de toute manifestation de vie. Supposons qu’une chose apparaisse au monde – une forme de vie, une pousse, une brindille. Un Européen verra cette chose et voudra l’observer sous différents angles. Il cherchera à en comprendre l’origine. Il voudra en faire quelque chose de plus grand, construire à partir d’elle… Mais en Russie, on regardera avec suspicion cette chose en tant que fait d’existence nouveau. De quoi a-t-elle besoin ? De quel droit est-elle là ? Il n’y avait rien, et soudain, bonjour me voilà. Mais non, on n’a pas besoin de toi ! Tu vas faire des vagues, demander des comptes. Il aurait mieux valu que tu ne pousses pas. On serait mieux sans toi. Et voilà qu’on renfonce cette chose dans le sol, qu’on la piétine pour s’en débarrasser au plus vite. Le néant est à la fois le point de départ et le point d’arrivée.
« Y a-t-il un peuple plus féroce que le nôtre ? » demande Ivan Bounine dans Le Village, en 1910, avant même les événements les plus violents du XXe siècle. « Quand on regarde l’histoire, on a les cheveux qui se dressent sur la tête : frère contre frère, beau-père contre beau-père, fils contre père, trahison et meurtre, meurtre et trahison […]. Les légendes épiques sont tout aussi réjouissantes : “il lui a ouvert la poitrine”, “il a fait jaillir ses entrailles sur le sol” […]. » Maxime Gorki, voyageur qui arpenta infatigablement son pays natal, arrive à la même conclusion :
« Tout comme les Anglais sont dotés d’un sens de l’humour qui leur est propre, le peuple russe est doté d’après moi d’un sens particulier de la cruauté, une cruauté froide et qui éprouve en quelque sorte les limites de la tolérance humaine à la douleur, qui étudie la ténacité, la capacité de résistance de la vie. La cruauté russe dégage un raffinement diabolique, elle a quelque chose de subtil, de recherché… C’est un divertissement collectif devant les tourments humains. […] Après avoir complètement déshabillé un officier capturé, ils écorchaient ses épaules, ôtant des morceaux de peau en forme d’épaulettes, et enfonçaient des clous en guise d’étoiles ; ils arrachaient la peau le long des ceinturons et des rayures des pantalons – cette opération s’appelait « vêtir d’un uniforme ». Elle exigeait sans aucun doute beaucoup de temps et un grand savoir-faire. […] Mais où est-il donc, ce paysan russe bon enfant et réfléchi, cet inlassable chercheur de vérité et de justice, dont la littérature russe du XIXe siècle parlait de manière si convaincante et si belle au monde entier ? Dans ma jeunesse, j’ai recherché avec acharnement cet homme dans les villages de Russie – et je ne l’ai pas trouvé »10.
Cette cruauté est une forme de curiosité populaire pour l’essence de l’existence, mais en négatif : en russe, le mot « curiosité » a la même racine que le mot « torture ». Ainsi, qu’est-ce donc que l’existence ? Il faut la comprendre. Briser, tordre, écraser, plier. Utiliser des moyens extrêmes de déformation, pour que ça crie, se torde de douleur, passe aux aveux. Alors, à l’approche de la mort, ça devient intéressant. Gorki note que la cruauté en Russie revêt également un intérêt cognitif et analytique : « c’est une étude de la ténacité, de la capacité de résistance de la vie », écrit-il. Le vivant est perçu de façon plus pointue lorsqu’il est en train d’être exterminé. Entier, il est dangereux, il revendique quelque chose, il peut prendre notre place. Mais si on le brise, si on le tourmente, si on l’étouffe, il révèle toute sa force de vie, nerveuse et agonisante. Ici, on aime l’existence par ses blessures, ses hurlements, ses convulsions, ses spasmes. On la « questionne » pour lui extorquer sa vérité. Comme l’a reconnu Alexis Tolstoï, son roman Pierre le Grand est né de l’étude des procès-verbaux d’interrogatoires sous la torture, conservés par l’administration des affaires secrètes de Moscou : « Ces actes d’enquête étaient consignés par des clercs qui s’efforçaient de retranscrire de la manière la plus concise et la plus vivante possible le récit de la personne torturée. Sans poursuivre aucun objectif “littéraire”, ces clercs bien avisés créèrent une littérature de grande qualité. Leurs procès-verbaux sont des joyaux de la langue littéraire russe11. » La torture est une approche cognitive de l’existence, le fondement d’une épistémologie et d’une étymologie populaires. Curiosité… Expérience… Épreuve… Tentative… Autant de mots ayant en russe la même racine que « torture ». Tant que l’existence est vivante, elle tente de nous échapper ; mais lorsque nous la soumettons à la question, elle nous ouvre ses tréfonds. Et c’est dans l’agonie, au seuil de la mort, qu’elle s’ouvre complètement.
Traduit du russe par Nastasia Dahuron
Lire le chapitre précédent : « L’anti-temps. Du rétro à l’archéo »
À lire également sur Desk Russie : « Maxime Gorki : sur la cruauté russe »
Philosophe russe et américain, philologue, spécialiste des études culturelles, critique littéraire, linguiste, essayiste, auteur de plus de 40 livres et de plus de 800 articles et essais. Vit et enseigne aux Etats-Unis.
Notes
- Extraits de la traduction de cette nouvelle réalisée par F. Rosenberg et parue dans L’Ermitage, 1899, en libre accès dans « La Bibliothèque russe et slave ». [NDT]
- Littéralement, « petit haricot ». [NDT]
- Ossip Mandelstam, Épigramme contre Staline, 1933. [NDT]
- Tomas Ventslova, « Les trois derniers mois de Brodsky en Union soviétique », NLO, 2011, n° 112, p. 262 (en russe). Il est question dans ce poème de la mort d’une certaine « Bobo ». De multiples interprétations ont été émises concernant l’identité ou la signification de « Bobo » : était-ce la poétesse Anna Akhmatova, le poète Dmitri Bobychev, une référence à la divinité grecque chtonienne Baubo, une personnification de l’inspiration ou de l’existence elle-même ? [NDT]
- « Une pétition circule en Russie pour faire renvoyer le professeur de l’Université Lomonossov qui appelle à tuer les Ukrainiens », Unian, 15/06/2014 (en russe).
- Vladimir Arabinov, « Le tortueux chemin de l’idéologue de la “Novorossia” », InfoResist, 26/09/2014 (en russe).
- Terme employé de façon argotique pour désigner les Soviétiques et tout ce qui s’y rapporte. Au sens littéral, ce mot signifie en russe « pelle à ordures ». [NDT]
- Mot-valise formé à partir de « Russia » et de « fascisme », dans lequel le « u » se prononce à l’anglaise, dans une réduction vocalique qui tend vers un « a ».
- « Discours de Vladimir Poutine à l’occasion de l’inclusion au sein de la Fédération de Russie des nouvelles entités », TASS, 30/09/2022 (en russe).
- Aussi paradoxal que cela puisse paraître, Gorki suppose que « la cruauté s’est développée sous l’influence des vies des saints martyrs, lecture préférée des lettrés dans les villages reculés ». Certains tentaient d’imiter les martyrs, mais la plupart s’inspiraient de l’exemple des bourreaux.
- Alexis Tolstoï, « La pureté de la langue russe », Krasnaïa gazeta, 22/12/1924 (réponse à un article de Lénine paru dans la Pravda le 03/12/1924 et intitulé « De l’épuration de la langue russe »).

