Nous vivons un épisode décisif de la guerre mondiale qui a commencé en Ukraine. Les gouvernements européens doivent faire preuve de courage et de responsabilité devant leurs peuples.
Les États-Unis et Israël ont-ils eu tort de ne pas avoir prévenu leurs alliés européens du déclenchement de la guerre contre l’Iran ? Les Européens ont-ils eu raison de ne pas vouloir participer à la défense du détroit d’Ormuz ? Le droit et la force sont-ils des concepts irréconciliables ?
Ceux qui éprouvent déjà une joie mauvaise à la perspective d’une défaite américaine semblent ignorer ses conséquences ruineuses pour l’Ukraine, l’Europe et le monde.
La NSS-2025 ressemble à un manifeste MAGA, sans véritable contenu d’expertise stratégique et géopolitique. Elle n’en est pas moins significative et laisse redouter le pire.
À l’aune de la gesticulation russe et américaine autour de l’usage de l’arme nucléaire, notre auteur pose une question grave : quid du parapluie nucléaire américain et de la protection de l’Europe ?
Lors du dernier sommet de l’OTAN, Donald Trump a amorcé un léger revirement sur l’Ukraine. Une évolution nourrie par les flatteries de ses alliés, mais pas seulement.
La présidence Trump ressemble à la rediffusion d’un feuilleton culte au style un peu démodé. Mais ce qui se joue, ce n’est pas un script. Ce sont des vies humaines.
Si Washington lève les sanctions contre Téhéran sans s'attaquer à l’alliance russo-iranienne, cela serait une grave erreur stratégique pour l'ensemble du monde occidental.
Le président français semble vouloir ressusciter le « non-alignement ». Or les théâtres euro-atlantique et indopacifique sont interconnectés ; c’est en bonne intelligence politique, stratégique et militaire que les Alliés doivent faire front.
La figure de Donald Trump et ses retournements incessants sont une façade qui masque un projet cohérent. L’alliance avec la Russie est au cœur de ce projet.
Ceux qui sont contre le régime de Trump aux États-Unis et ailleurs ont une obligation morale de dire « non » à haute voix. Comme les dissidents de l’époque soviétique.
La politique de Trump semble échapper à toute logique. Le parallèle le plus proche serait la présidence de Franklin D. Roosevelt, dont l’entourage fut truffé d’agents soviétiques.
Poutine et Trump sont comme ces skieurs qui ont déclenché une avalanche et libéré les forces des éléments. Leur accession au pouvoir n'est pas le fruit du hasard.
Le but du Kremlin, ainsi que celui des oligarques de la High Tech, est de créer une situation irréversible aux États-Unis en les rendant ingouvernables.
L’entente entre Donald Trump et Vladimir Poutine portant sur le dépeçage de l’Ukraine et l’éviction de Zelensky au nom d’une « paix » future aurait été conclue bien avant le clash spectaculaire à la Maison-Blanche.
La diplomatie américaine pourrait céder à la Russie non seulement en Ukraine, mais sur la totalité de l’Europe centrale et orientale. Ce qui pose l'urgence d’une plus grande autonomie des alliés européens.
Les signaux venant de l’Amérique auraient dû alarmer les Européens depuis des années. Cependant, jusqu’à l’arrivée de Trump à la Maison-Blanche, l’Europe a préféré ignorer le pivot américain vers l’Asie.